Jean Ferrat, la mort d’un poète
Mon dieu que la montagne était belle chantée par Jean Ferrat. Admiratrice fidèle de la première heure sans être fan »atique », je ne me répands pas en torrents de larmes mais je suis sincèrement affectée par la perte de ce grand homme.
Il était de la même veine que Brassens, Brel, Nougaro et à des années lumière des standards de la Star academy. J’aimais sans réserve sa voix grave et chaude, ses textes engagés ou empreints de poésie. Il chantait divinement bien l’amour, les femmes ou la vie des travailleurs. J’appréciais sa discrétion qui le tenait éloigné des plateaux de télévision et du showbiz.
Je respectais l’homme de conviction, fidèle à ses idées, qui menait ses combats idéologiques sans arrogance. « Le poète a toujours raison, qui voit plus loin que l’horizon et le futur est son royaume ». Ce royaume qu’il a rejoint l’a délivré de ses souffrances mais il va terriblement manquer à son public. Son public qu’il voyait si peu, à qui il a pourtant tant donné et qui lui était tellement attaché. L’homme se faisait rare mais il n’en avait que plus de valeur.



















