Le jeu et le savoir-vivre
Dans le jeu l’homme (ou la femme) n’a plus qu’un seul frein, le self-contrôle et le savoir-vivre. Et oui, le plaisir du jeu, la montée d’adrénaline qu’il peut susciter ne doit pas faire oublier les bonnes manières.
Le jeu est un excellent dérivatif, il procure une détente et entretient les neurones. Cette récréation ne doit pas se faire aux dépens du tact et le premier principe est d’appliquer strictement le règlement du jeu. Discuter les règles du jeu est du plus parfait mauvais goût et puéril. En cas de pluralité de règles, il vaut mieux clarifier cela au début du jeu pour éviter que cela dégénère en discussion voire en dispute.
S’il est normal de donner le meilleur de soi-même pour arriver à la victoire, il ne faut pas oublier qu’il y a un seul gagnant. C’est l’essence même du jeu et entamer une partie c’est l’accepter d’emblée. Il faut donc savoir perdre avec bonne humeur et gagner sans triomphalisme.
Bien entendu l’enjeu de la partie s’il est financier doit être adapté aux capacités des différents partenaires. Quand il y a de l’argent en jeu, il est incorrect d’interrompre une partie au moment où l’on est manifestement en veine. Quand on joue aux cartes, on n’assène pas de grands coups de poing sur la table (taper le carton n’est pas élégant), on évite les sempiternelles plaisanteries éculées (tu me fends le coeur) et tout autant les mimiques à l’adresse du partenaire ce qui passe pour de la tricherie.



















