La galette des rois

Dimanche nous fêterons l’épiphanie et nous pourrons déguster ces délicieuses galettes et brioches garnies de la fameuse fève. Je trouve dommage que ces gâteaux traditionnels soient mis en vente depuis le mois de décembre dans les supermarchés car cela n’a plus aucun sens. De la même façon il ne faudrait pas que ce rituel s’éternise jusqu’en février car comme on dit Après la fête, adieu le saint.
Je me souviens du partage de la galette des rois dans mon jeune âge quand je me cachais sous la table pour désigner le destinataire de la part : pour qui celle là, me demandait ma mère ? Je citais dans l’ordre de mes préférences affectives du moment le bénéficiaire, ordre qui pouvait être bouleversé par une brouille avec l’un de mes frères. Je conservais précieusement les fèves mais à la maison on laissait faire le hasard et il n’était pas question de favoriser la plus jeune, en l’occurrence votre serviteur.
Au travail la fête des rois va être l’occasion de nombreuses dégustations, un peu trop sans doute. Je redoute d’être sacrée reine, de devoir choisir un roi et surtout d’être affublée de la couronne. Bon le ridicule ne tue pas et si le sort me désigne je paierai la prochaine galette.




























