Il s’appelle reviens

Vous avez tous prêté un jour un outil, un livre, un CD, de l’argent à quelqu’un et ce quelqu’un a oublié de vous le rendre. Curieusement c’est le prêteur qui est gêné pour redemander son bien à l’emprunteur.

On laisse passer le temps, on attend une occasion propice pour amener la chose en douceur. On prend tellement de gants, on fait tant de détours pour ne pas poser brutalement la question qui nous brûle les lèvres que l’autre n’y comprend rien ou fait semblant. A la question « dis donc tu n’aurais pas oublié de me rendre telle ou telle chose » on obtient la réponse qui tue « ah non tu te trompes ce n’est pas à moi que tu l’as prêtée ».

On est sûr de son fait et pourtant on ne trouve rien à répondre face à un tel aplomb. On bafouille lamentablement, et c’est le comble, de vagues excuses du style « j’ai du me tromper, ce n’est pas grave ». On jure qu’on ne se fera plus prendre mais comme on ne sait pas dire non, il y a de fortes probabilités que l’on se fasse encore avoir.

N’aimant pas prêter mes affaires, c’est congénital mon père était comme moi, je n’aime pas davantage emprunter. Quand j’ai besoin de quelque chose, je préfère l’acheter. Je crains toujours que l’objet tombe en panne alors que je viens de m’en servir. Si c’était le cas je rachèterais aussitôt l’objet et l’opération se révèlerait peu rentable.

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Restons modestes.

Vous pourriez croire que je veux donner une suite à mon billet sur Michel Ganiant, milliardaire et maître du monde et vous vous tromperiez. Simplement j’ai encore eu très récemment la preuve que ceux qui se la pètent, comme on dit, m’insupportent au plus haut point.

J’ai en horreur ces gens imbus de leur personne, qui se croient supérieurs aux autres. Je n’aime pas ceux qui manquent de naturel et chez qui chaque attitude est calculée. Je fuis comme la peste ceux qui se mettent toujours en avant et veulent sans cesse être le centre de toutes les attentions.

Je redoute de me trouver en présence de ceux (ou celles) chez qui tout est le fruit d’un calcul, qui ont besoin de faire étalage de leur argent, de leur science, de leurs relations… mais rarement de leur intelligence et de leur savoir-vivre. Les dons doivent venir du coeur, sans arrière pensée et les plus gâtés par la nature ou dame fortune doivent se mettre à la portée des plus démunis.

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Faut-il toujours dire ce que l’on pense ?

Vous connaissez tous, j’en suis sûre, des personnes qui sont fières de déclarer qu’elles disent toujours ce qu’elles pensent. Ce genre de déclaration me laisse perplexe.

Je considère la franchise comme une qualité et j’espère en être dotée. Je suis résolument pour la liberté d’expression et pour l‘affirmation de soi. Mais peut-on réellement dire toujours ce que l’on pense ? Il faut se montrer diplomate dans certaines circonstances, penser à ce que l’on dit aux autres pour ne pas les blesser.

C’est d’ailleurs l’un des fondements de l’éducation. Les enfants disent haut et fort ce qu’ils pensent. Ils expriment leur surprise en désignant par exemple une personne de petite taille ou de couleur et leurs parents leur apprennent à réprimer ces remarques.  Imaginez que les adultes se comportent de la même façon et aillent se planter devant une personne et lui asséner « tu es grosse ou t’es pas belle ». Quelle délicatesse, quel tact !

Il est bien de donner son opinion mais pas nécessairement sur un ton péremptoire. Il ne s’agit pas d’une vérité absolue et il faut aussi savoir écouter les autres. Avoir un esprit critique c’est bien mais encore faut-il savoir exprimer ses critiques sans agressivité. La critique doit être constructive. Dans les groupes de travail il y a toujours des personnes qui critiquent mais sans avoir de proposition alternative, ça avance à quoi ?

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Savoir vivre en voyage

Je vous ai parlé de mon projet de voyage, sans pour autant vous en révéler, pour le moment du moins et pour ménager le suspens, la destination. Un grand voyageur a déclaré que voyager valait mieux que d’atteindre son but. Je méditerai cette phrase mais tel n’est pas mon propos aujourd’hui.

Si l’on ne va chercher dans les pays étrangers que le reflet de ses propres habitudes ce n’est pas la peine de voyager. Un voyage se prépare minutieusement, ne serait-ce que pour le choix des tenues à emporter. Ces dernières doivent être adaptées au climat et aux moeurs du pays.  Et s’il est une chose à ne pas oublier c’est bien ses bonnes manières. Dans le train, et dieu merci cela se pratique encore assez couramment, on aide les personnes âgées à monter dans le wagon et à installer leurs bagages.

Une fois parvenu au but la première règle à observer est de respecter les coutumes et les usages du pays d’accueil. Cela semble évident mais il m’est arrivé d’avoir honte face à l’attitude de certains de mes compatriotes. Nous ne sommes pas dans une succursale de notre propre pays donc comportons nous comme des invités. Ne heurtons pas la sensibilité des autochtones en voulant entrer dans des lieux de culte dans des tenues choquantes. Si l’on nous demande d’ôter nos chaussures et de nous couvrir la tête nous devons nous plier sans rechigner à cette demande.

Le français a la sale réputation d’être un râleur. Pourquoi ? N’oublions pas que pour les locaux nous sommes la référence de notre propre pays et notre attitude sera assimilée à celle des français en général. Alors par pitié ne critiquons pas sans cesse ce que nous voyons, ce que nous mangeons, les prestations de l’hôtel, le confort des autocars… Si nous voulons tout comme chez nous, et bien comme je le disais en préambule , restons à la maison.

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Où est passée l’orthographe ?

Il y en a qui ont perdu leur latin mais qui s’en soucie vraiment aujourd’hui. Cette langue n’a plus cours et ne sert qu’aux érudits pour étudier l’étymologie des mots. Mais il y a plus grave, il y a ceux qui ont perdu, ou plutôt n’ont jamais trouvé leur orthographe.

J’avoue que cela m’indispose au plus haut point. Au plus haut point n’est pas trop faible puisque je passe mon temps à corriger les commentaires truffés de fautes d’un certain nombre de mes lecteurs. N’y voyez pas là un snobisme ou une quelconque vanité mais j’aime notre belle langue française, si riche en nuances. Alors question de génération ou pas, je ne supporte pas le langage SMS que j’ai du mal à décrypter. Enfin quand je dis que j’ai du mal c’est surtout que je n’ai pas envie de faire l’effort de déchiffrer des messages dans le style  » sa fé 2 moi ke je fé la cure minci patch et je né rien perdu ».

Alors je prends le temps de corriger les fautes, de rétablir l’orthographe des mots, de mettre les points sur les i et de barrer les t sans compter les accents graves, aigus ou circonflexes. Pour parfaire le tout je mets des virgules, des points virgules, des points de suspension et même des trémas.

Les résultats du bac viennent de tomber et si ça se trouve les examinateurs ont été plus cléments que moi. Je n’en serais nullement étonnée puisque des titulaires de maîtrise sont dans l’incapacité de rédiger une lettre de motivation sans écorcher la langue française. Ils ne savent plus conjuguer les verbes et confondent le futur avec le conditionnel. Je ne parle pas du plus que parfait ou de l’imparfait du subjonctif.

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La ville et les ordures ménagères

Ordures ménagères

Ordures ménagères

Vous savez combien j’aime ma bonne ville de Rennes mais force est de constater que certains week-end, en l’absence de ramassage des ordures ménagères, le centre ville ressemble à un vaste dépotoir. Les conteneurs had hoc sont à l’évidence insuffisants pour que les commerçants et résidents du coin y déposent leurs cartons et détritus mais avouez qu’il y a plus agréable que de se promener le Dimanche au milieu des sacs poubelles et autres cageots entreposés à leurs pieds. Le spectacle est affligeant !

Je ne parle pas du lamentable comportement de ceux qui abandonnent sur la voie publique un frigo, un vieux matelas ou un micro-ondes usagé  (ou un aspirateur comme sur la photo) plutôt que de se rendre à la déchetterie la plus proche. Quel manque de civisme et de considération pour les employés municipaux qui ne sont pas les larbins de la société.

Ordures ménagères

Ordures ménagères

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Voeux de bonne année

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Ma deuxième année de blogueuse s’achève et c’est avec vous chers lecteurs de passage ou assidus que je vais entrer dans l’année 2010. J’espère que comme moi vous avez fini l’an 2009 en beauté et que ces fêtes furent l’occasion de réunions familiales et amicales chaleureuses.

Le bilan 2009 en ce qui concerne le blog est plutôt positif et ce que je retiens surtout ce sont les belles rencontres qu’il m’a offertes. Dans ma vie personnelle je garde en mémoire deux évènements marquants, le mariage de deux personnes qui me sont très chères et une mutation professionnelle dans un contexte difficile mais au final très avantageuse.

Pour le nouveau millésime dont j’ignore s’il sera exceptionnel, j’ai préféré ne pas établir une liste de bonnes résolutions dont la plupart seraient abandonnées à peine formulées. Quoi qu’il en soit j’essaierai de vous mitonner de bons petits billets et j’espère que je ne connaîtrai jamais l’angoisse de la feuille blanche.

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Vivre en bon voisinage

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Les voisins à la fois si familiers et pourtant tellement étrangers. On les côtoie au quotidien, on les croise devant les boites aux lettres, on les salue avec un sourire ou bien d’un simple signe de tête et il arrive parfois qu’on les subisse.

Depuis 1999 ils ont même leur fête à l’initiative de Atanase Périgan. Inventeur du concept, il le définit comme une opportunité « de se donner, le temps d’une soirée, l’occasion d’aller à la rencontre de nos voisins ».

Alors avant d’en arriver là, quand nous n’avons qu’une envie, après une journée de travail stressante, c’est de refermer la porte de notre logement pour enfin lâcher prise, il y a du chemin à parcourir.

D’abord qu’est-ce que nous connaissons de nos voisins ? Le bruit des talons aiguilles de la blonde du 1er, celui des billes qui roulent sur le carrelage dès qu’elle ramène son petit dernier de l’école.

Que dire, sinon que le camping car de l’insupportable individu d’en face qui stationne pendant des semaines devant nos fenêtres nous fait enrager. Nous sommes vite excédés, au bord de la rupture et loin d’envisager que les relations de voisinage peuvent être source de convivialité, voire de sécurité et de solidarité.

La première des choses à faire consiste à essayer de comprendre que dans notre monde où l’individualisme fait loi, nous n’avons pas tous le même mode de vie ni le même rythme. Autrefois les vies étaient plus « normalisées » et on faisait tous à peu près la même chose au même moment.

Il faut aussi penser, je sais que c’est difficile, que ce qui est vécu par l’un comme du sans-gêne semble tout ce qu’il y a de plus normal pour l’autre (éducation, coutumes différentes). Et puis le gêneur n’a pas forcément conscience qu’il est une source de dérangement donc il ne le fait pas exprès.

Si l’on ne connaît pas le voisin, comment savoir qu’il travaille la nuit et que la musique que l’on écoute en toute légitimité le jour l’empêche de dormir.

Il est quelques sages conseils à essayer de mettre en pratique pour parvenir à une entente cordiale dans l’intérêt partagé :

- Ne pas accabler le perturbateur de reproches mais lui faire comprendre qu’il n’a peut-être pas conscience de la gêne qu’il occasionne. Choisir ses mots et rejeter toute forme d’agressivité.

- Etre ferme et poli pour faire face à ce voisin envahissant ou trop bavard qui vous tient la jambe pendant dix minutes devant l’ascenceur.

- Garder une attitude ouverte et éviter les propos trop catégoriques.

- Conserver le sens de l’humour et prendre le curieux impénitent à son propre piège. L’inviter à boire un verre en lui précisant que ce sera une occasion de poser toutes les questions qu’il veut. Démasqué il risque de piquer son fard et d’en finir avec son inquisition.

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Les amoureux sont sympathiques

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Dans un monde où les mauvaises nouvelles font les choux gras des journaux télévisés et de la presse je me réjouis chaque matin en prenant mon train à la vue de deux amoureux qui s’embrassent à qui mieux mieux, au nez et à la barbe des passants.

Les amoureux sont seuls au monde et ces deux là en sont la preuve. Georges Brassens, poète aux rimes ciselées, chantait ceux qui s’bécotent sur les bancs publics et disait déjà qu’ils avaient des p’tites gueules bien sympathiques. Il ne manquait pas de préciser que ces effusions publiques choquaient et scandalisaient les passants honnêtes qui leurs lançaient des regards obliques.

Autre temps, autres moeurs ! Avec tout ce que l’on voit ces baisers échangés dans la rue ou les couloirs du métro semblent bien anodins.

En tout cas je trouve ce couple charmant. Il ne dégage rien d’autre qu’un romantisme désuet et leur attitude fort sage par ailleurs n’a rien de vulgaire. Ils ne s’exposent pas mais sont dans leur bulle.
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