Les amoureux sont sympathiques

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Dans un monde où les mauvaises nouvelles font les choux gras des journaux télévisés et de la presse je me réjouis chaque matin en prenant mon train à la vue de deux amoureux qui s’embrassent à qui mieux mieux, au nez et à la barbe des passants.

Les amoureux sont seuls au monde et ces deux là en sont la preuve. Georges Brassens, poète aux rimes ciselées, chantait ceux qui s’bécotent sur les bancs publics et disait déjà qu’ils avaient des p’tites gueules bien sympathiques. Il ne manquait pas de préciser que ces effusions publiques choquaient et scandalisaient les passants honnêtes qui leurs lançaient des regards obliques.

Autre temps, autres moeurs ! Avec tout ce que l’on voit ces baisers échangés dans la rue ou les couloirs du métro semblent bien anodins.

En tout cas je trouve ce couple charmant. Il ne dégage rien d’autre qu’un romantisme désuet et leur attitude fort sage par ailleurs n’a rien de vulgaire. Ils ne s’exposent pas mais sont dans leur bulle.
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La presse à scandale

Presse à scandale

Je suis révoltée par les titres racoleurs de la presse à scandale. Comment ces journaux osent-ils faire leur beurre sur le calvaire enduré par des victimes innocentes ? J’ai été saisie d’horreur en lisant dernièrement sur l’affiche extérieure d’un bureau de tabac le titre ignoble « ils ont regardé mourir leur enfant après l’avoir rendue sourde et aveugle et lui avoir brisé les jambes ». Le texte était illustré par la photo floutée d’un bébé et celle en gros plans des jeunes parents, deux monstres aux visages d’ange.

Quels lecteurs sont appâtés par de telles horreurs ? Des sadiques abjects qui sont friands de ces abominations. Ce sont eux les responsables de ces torchons. Sans client aucun organe de presse ne ferait paraître ces journaux qui sont la honte de leur métier. Ceux qui se prétendent journalistes se retrouveraient  alors au chômage.  Je ne m’apitoierais pas un instant sur le sort de ces scribouillards qui ne reculent devant rien pour assouvir les fantasmes morbides de leurs lecteurs.
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