La faïence de Quimper

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La ville de Quimper dans le Finistère est célèbre pour sa faïence. La fabrique H.B. Henriot a été fondée, tenez-vous bien, en 1690. Une telle longévité est la preuve indiscutable de la qualité des produits. Vous connaissez tous le fameux bol à oreilles avec l’inscription du prénom. Souvent imité, jamais égalé. En y regardant d’un peu plus près vous ne serez pas dupe et vous verrez tout de suite à qui vous avez affaire. Ce bol dont il fallait vider tout le contenu pour qu’il révèle le décor peint qui ornait le fond était un bon moyen d’inciter les enfants à boire leur petit déjeuner.

Au fil du temps la fabrique a su s’adapter et innover sans abandonner pour autant les décors traditionnels qui ont fait sa réputation : les marguerites, les personnages en costume breton, le coq. Chaque pièce comme à l’origine est décorée à main levée par les artistes de la maison à la renommée internationale. Toutes les  pièces sont authentifiées par l’apposition des signatures de l’artiste et de la maison Henriot.

Dans les années 30 sont apparus les « blancs » de Quimper, des statues monochromes qui plus de 75 ans plus tard conservent une étonnante modernité. Innover pour rester dans la mouvance. La faïencerie Henriot a su relever le défi et propose une très jolie collection de bijoux aux couleurs flamboyantes.
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Bonne fête papa

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Une fois n’est pas coutume, je vous pose une petite devinette pour commencer ce billet. Selon vous qui a lancé l’idée de fêter les papas une fois l’an ? J’entends déjà les mauvaises langues répondre qu’il s’agit des commerçants qui ont vu le profit qu’ils pouvaient en tirer.

Et bien non, c’est vrai pour la fête des secrétaires, des grands mères mais pas pour celle là. C’est Flaminaire une marque bretonne (ils ont des chapeaux ronds vive la Bretagne…) qui est à l’origine de la première journée de célébration des papas français. Papa poule, papa gâteau, tous les papas sont à la fête.

Instaurée en 1952 mais jamais officialisée comme ce fut le cas pour la fête des mères, elle figure sur nos calendriers le troisième dimanche du mois de juin. Alors dimanche les enfants tendront fièrement à leur papounet le cadeau qu’ils auront confectionné avec amour et c’est bien là le plus beau des cadeaux. La chaleur de deux gros bisous plaqués sur les joues qui piquent vaut tout l’or du monde.

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La fête des mères

bouquet de fleurs

Après demain nous souhaiterons la fête à nos mamans, que l’on soit enfant, mais on le reste toujours un peu n’est-ce pas pour celle qui nous a mis au monde, ou adulte.

Déjà en 1918 la ville de Lyon instaure la journée des mères en hommage aux femmes qui ont perdu un fils ou un mari. En 1920, une journée est consacrée aux mères de famille nombreuse mais c’est en 1941 que le régime de Vichy inscrit la fête des mères au calendrier.

Enfin, en 1950, la loi fixe la date de cette célébration au dernier dimanche de mai sauf si elle coïncide avec la Pentecôte. Alors, et c’est le cas cette année, la fête des mères est reportée au premier dimanche de juin.

Après ce petit cours d’histoire, que dire sinon qu’une fois par an cela fait du bien de se souvenir qu’une femme a souffert pour nous mettre au monde, s’est dévouée pour nous élever, nous a donné tout son amour et que cette affection est indéfectible et totalement désintéressée.

Je me souviens avec tendresse des petits présents confectionnés par mon fils en ces circonstances et dans le secret, si difficile à garder, de son école maternelle : sa menotte moulée dans le plâtre et recouverte de grains de sable, le collier de nouilles qui déteignait, avec lequel il fallait partir au travail et que discrètement j’ôtais avant d’arriver au bureau, les poèmes enjolivés de coeurs… je conserve tous ces témoignages de ses hommages enfantins comme les biens les plus précieux.
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Les meubles bretons

buffet breton

Le mobilier traditionnel breton est très typique. En bois sculpté, il est l’oeuvre de véritables artistes et même si on ne l’apprécie pas il faut bien reconnaître la patte de ces fabuleux artisans. Il est orné de rosaces et de personnages. Ces derniers sont utilisés en guise de montants pour les buffets ou comme pieds de table.

Le style est lourd et ne s’intègre pas dans nos habitats modernes ce qui le fait tomber en désuétude. En revanche il aura fière allure dans une longère rénovée où les grandes pièces supporteront son aspect massif.

Certains meubles tels que le lit clos étaient liés aux conditions de vie. Ces lits que l’on trouvait dans la plupart des fermes étaient, comme leur nom l’indique, totalement fermés par deux portes coulissantes qui permettaient à ses occupants de conserver la chaleur à l’intérieur. Il faut imaginer qu’à l’époque le chauffage central était un rêve et que la maigre chaleur dispensée par la cheminée offrait un confort plutôt spartiate à nos aÏeuls pourtant moins fragiles que nous. Ce système très ingénieux transformait la couche en nid douillet où il faisait bon se blottir avec sa moitié.

En outre les fermes ne disposaient souvent que d’une pièce unique où toute la famille logeait alors le lit clos préservait un peu d’intimité.

La huche ou coffre, la grande armoire à deux portes, la longue table flanquée de deux bancs constituaient le reste du mobilier domestique. Les plus belles pièces façonnées par les artisans portent leur signature et les amateurs les recherchent dans les brocantes.
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Les oeufs de Pâques

A l’origine la tradition d’offrir des oeufs de Pâques n’était pas liée à la religion catholique. Cependant comme il était interdit de consommer des oeufs pendant le carême il y avait surabondance d’oeufs quand arrivait Pâques. A partir du moyen-âge les gens prirent l’habitude d’échanger des oeufs décorés. Au XVIIIè siècle on commença à vider les oeufs et à les remplir de chocolat. Au fil du temps ces oeufs ont été remplacés par des moulages en chocolat.

Actuellement on a oublié le côté religieux des fêtes pascales et les poules, lapins, cloches en chocolat côtoient les oeufs symboles de vie et de renouveau. Ceux qui ont la chance de posséder un jardin les cachent dans les haies, les buissons, les pots de fleurs pour le plus grand bonheur des enfants qui s’amusent à les chercher. Des parcs d’attractions organisent des chasses aux oeufs.

J’ai découvert de mon côté les oeufs ouaps. Ceux là ne se mangent pas mais ils parlent. Oui, oui, vous avez bien lu ! Un petit bouton vous permet d’activer le son et l’oeuf bien caché appelle l’enfant ce qui ne manque pas de le surprendre. La pile dure une dizaine de minutes et ne se change pas hélas. Les petits gourmands n’y trouveront pas leur compte. Ils préfèreront sans doute l’oeuf Kinder, moins traditionnel que l’oeuf classique en chocolat mais qui après les avoir régalé leur dévoilera le petit objet en kit qu’il recèle.
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Poisson d’avril

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La tradition qui consiste à accrocher des poissons dans le dos des gens et à faire toutes sortes de farces et de canulars le 1er avril remonterait au 16è siècle. Charles IX qui régnait alors sur la France avait décidé que l’année débuterait le 1er janvier, période où les jours rallongent, bouleversant ainsi le calendrier. La légende prétend que certains de ses sujets, réfractaires à ce changement, continuèrent à fêter le nouvel an au début d’avril et à offrir les fameuses étrennes.

Pour se moquer d’eux, les « progressistes » de l’époque leur offraient des faux cadeaux et leur jouaient des tours. C’est ainsi que serait née cette coutume que pour ma part je n’ai jamais particulièrement appréciée.

Quand j’allais encore à l’école je redoutais de me balader toute la journée avec un poisson en papier accroché dans le dos et de devenir la risée de la classe. Pour les farces n’étant pas trop naïve de nature il était plus difficile de me faire gober les bobards inventés de toute pièce.
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Les voeux de bonne année

Ainsi que l’exige la tradition nous échangeons des voeux de bonne et heureuse année tout au long du mois de Janvier. Il parait que c’est admis jusqu’au 31 selon les lois de la bienséance.

Je me souviens comme d’une corvée de ces jours de l’an et des dimanches qui suivaient où l’on me traînait enfant , chez tous les membres de la famille et autres relations pour offrir ces voeux. Parfois j’étais gratifiée d’une petite boite de chocolats qui faisait passer la pillule.

En grandissant j’ai compris que beaucoup de ces souhaits étaient formulés par habitude ou obligation et que la plupart n’étaient pas sincères. Alors pendant toute une période j’ai délaissé cette coutume et mes voeux se sont faits plus rares. Je les réservais à quelques proches ou amis auxquels je souhaitais effectivement et sincèrement plein de bonnes choses pour l’année à venir.

Pas question d’envoyer ces petites cartes enneigées et pailletées avec ces textes originaux « au seuil de cette nouvelle année … » ou « je vous remercie de vos bons voeux et en échange recevez les nôtres tout aussi sincères…. » Et puis au fil du temps j’ai éprouvé l’envie de renouer avec les traditions.

Une petite visite annuelle à ma vieille marraine, qui je m’en souviens avec émotion m’emmenait parfois avec ses trois enfants au bord de la mer, lui fera plaisir en rompant la monotonie de son existence esseulée. La fameuse petite carte que je dédaignais touchera cet oncle âgé, veuf et sans enfant dans sa solitude.
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