Agression, mode d’emploi
Travaillant dans un organisme au service du public je constate que la relation avec la clientèle est de plus en plus difficile. Un entretien peut rapidement dégénérer et la violence est de plus en plus fréquente.
J’en ai fait une nouvelle fois la triste expérience pas plus tard qu’hier après midi. Un client se présente à l’accueil et dès son arrivée en salle d’attente manifeste (bruyamment) son énervement. L’agent d’accueil le fait entrer dans le bureau et aussitôt il se fait agresser verbalement. Je vous épargne tous les noms d’oiseau dont il affuble la malheureuse, allant même jusqu’à lui prêter une activité annexe dans le plus vieux métier du monde si vous voyez ce que je veux dire.
Très rapidement le ton monte en décibels mais c’est aussi l’escalade dans les propos. Après les injures, les insultes viennent les menaces de s’en prendre au matériel mais aussi à la personne. Sentant la situation lui échapper et dans un sursaut de prudence, l’agent m’appelle à la rescousse en ma qualité de responsable d’agence. Nous affrontons donc ensemble une nouvelle salve de propos déplacés et de menaces. Garder son calme, ne pas montrer sa peur, tenter de raisonner l’agresseur… et appeler en désespoir de cause les forces de police qui n’arriveront que trois quart d’heure plus tard, trop tard !
Une fois le client parti en claquant la porte, la tension retombe et c’est laminé que l’on sort du bureau. Quelle heure est-il ? Combien de temps s’est écoulé ? On n’en sait rien car pendant l’affrontement le temps est suspendu. Il faut maintenant débriefer, rassurer l’agent d’accueil et le personnel, répondre aux questions de la police qui arrive enfin.




























