La chirurgie esthétique
Etant passée plusieurs fois entre les mains, expertes certes, des chirurgiens pour subir des interventions imposées sur le plan médical, je ne comprends pas que l’on puisse délibérément choisir de passer sur le billard pour un motif esthétique.
Sur mes opérations elles-même je n’ai rien de particulier à dire mais je me souviens des réveils dans les salles éponymes, des soins post-opératoires très douloureux, des longues convalescences et de bien d’autres désagréments encore dont je ne vous infligerai pas la liste. J’ai payé un lourd tribut à la maladie et ma santé a été bien entamée. Alors je me suis jurée que jamais je ne me ferai opérer sans y être obligée.
Notez que je ne critique pas ceux qui le font, après tout ils sont libres de disposer de leur personne, mais je fais part de mon incompréhension. Toute intervention présente des risques et les ratages entraînent parfois des dégâts irréversibles. Cela ne semble pas effrayer le moins du monde les candidats à la beauté artificielle.
Dans certains pays, tel le Brésil, des parents vont même jusqu’à offrir ces interventions, coûteuses de surcroit, à leurs enfants. La mode, puisqu’il faut bien employer ce terme, atteint de plus en plus de pays. L’affaire est banalisée. La chirurgie esthétique devient un acte de consommation courante, encouragée par des médecins peu scrupuleux, plus avides que déontologues.
Les tours opérator ne sont pas en reste et proposent des formules « vacances » opération incluse. Un petit séjour en Tunisie et on revient avec un nez tout neuf, des seins gonflés à bloc ou des fesses rebondies ! Le nécessaire suivi post opératoire est passé à la trappe.




























