
Les animaux de compagnie portent bien leur nom car ils comblent les besoins de tendresse des personnes seules. Les français en sont fous et dépensent sans compter pour le bien-être de leur toutou préféré.
Je n’ai jamais en la matière recherché l’exotisme et l’originalité, ayant peu de goût pour les mygales, les rats ou les serpents. Très classiquement j’ai eu des oiseaux, des poissons rouges, des cochons d’inde et un chien.
Comme l’a si bien chanté Pierre Perret, ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux… Je ne l’ai jamais fait mais en revanche j’ai passé beaucoup de temps à la nettoyer. Ah ces plumes si légères qui virevoltent partout et les graines que les petits futés s’amusent à projeter tout le tour de la cage. Le doux gazouillis de mes deux zozieaux ne m’empêchait pas de pester contre tout ce nettoyage.
Mon pauvre poisson rouge qui tournait comme une âme en peine dans son bocal était une bien piètre compagnie car nous n’avions aucun contact. Je lui dispensais ses graines, je lui changeais son eau et basta ! Le pauvre avait parfois des envies de suicide car il lui arrivait de sauter hors de sa prison de verre et je le retrouvais en piteux état, cherchant péniblement un peu d’air. Son espérance de vie trop courte ne m’a pas donné envie de renouveler l’expérience.
Mes chers cochons d’inde, baptisés Benjamin et Praline, m’ont offert de grands moments de douceur. Très propres contrairement à ce que ceux qui ne les connaissent pas pensent, ils m’accueillaient le matin par de petits cris pour réclamer leur pitance : une carotte, une feuille de salade, des repas diététiques et très économiques. Très faciles à apprivoiser, ils ne mordent pas et se laissent facilement caresser. J’achetais une botte de foin dans une ferme et je pouvais leur offrir le nid douillet qu’ils affectionnaient. Praline que j’avais eu tout petit a vécu 7 ans ce qui est assez exceptionnel car ces petits rongeurs vivent en moyenne 5 ans.
Enfin mon adorable Fonzy, comprenez mon chien de race shih tzu, a partagé quatorze années de ma vie. A l’instant même où j’ai jeté mon dévolu sur lui à la foire canine, nos destins ont été liés. Je n’avais plus de jeune enfant à câliner, j’avais une irrésistible envie de pouponner et lui ne demandait que cela. Alors il est devenu le bébé de la maison, un membre à part entière de la famille.
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