Tous les billets de La lorgnette sur Coups de gueule

Où est passée l’orthographe ?

Il y en a qui ont perdu leur latin mais qui s’en soucie vraiment aujourd’hui. Cette langue n’a plus cours et ne sert qu’aux érudits pour étudier l’étymologie des mots. Mais il y a plus grave, il y a ceux qui ont perdu, ou plutôt n’ont jamais trouvé leur orthographe.

J’avoue que cela m’indispose au plus haut point. Au plus haut point n’est pas trop faible puisque je passe mon temps à corriger les commentaires truffés de fautes d’un certain nombre de mes lecteurs. N’y voyez pas là un snobisme ou une quelconque vanité mais j’aime notre belle langue française, si riche en nuances. Alors question de génération ou pas, je ne supporte pas le langage SMS que j’ai du mal à décrypter. Enfin quand je dis que j’ai du mal c’est surtout que je n’ai pas envie de faire l’effort de déchiffrer des messages dans le style  » sa fé 2 moi ke je fé la cure minci patch et je né rien perdu ».

Alors je prends le temps de corriger les fautes, de rétablir l’orthographe des mots, de mettre les points sur les i et de barrer les t sans compter les accents graves, aigus ou circonflexes. Pour parfaire le tout je mets des virgules, des points virgules, des points de suspension et même des trémas.

Les résultats du bac viennent de tomber et si ça se trouve les examinateurs ont été plus cléments que moi. Je n’en serais nullement étonnée puisque des titulaires de maîtrise sont dans l’incapacité de rédiger une lettre de motivation sans écorcher la langue française. Ils ne savent plus conjuguer les verbes et confondent le futur avec le conditionnel. Je ne parle pas du plus que parfait ou de l’imparfait du subjonctif.

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Une loi pour interdire la fessée

Pour ou contre la fessée

Les gouvernants ont de sacrées préoccupations quand ils ne s’occupent pas de la crise, du chômage ou du financement des retraites. Tous ces problèmes qui inquiètent les Français leurs laissent encore du temps pour légiférer sur le tendre popotin de nos chères têtes blondes.

A entendre les anti fessées, ces dernières que nous pensions anodines, ce « châtiment corporel » comme ils le nomment est traumatisant pour les enfants et avilissant pour les parents. Mon père doit se retourner dans sa tombe et bien d’autres de sa génération également. Ma pauvre et bien inoffensive maman était loin de penser que mes frères et moi serions marqués à vie par ces petites tapes qu’elle nous donnait en désespoir de cause quand nous faisions des bêtises.

C’est drôle car s’il y a eu traumatisme je n’ai vraiment qu’un vague souvenir de ces fessées que sûrement j’avais méritées. Je ne me sens pas traumatisée et je n’en tiens pas rigueur à mes parents. A aucun moment je n’ai eu le sentiment qu’ils avaient perdu alors de leur autorité et que mon affection pour eux en avait été altérée.

Bien sûr il ne faut pas encore une fois tout mélanger et classer la fessée au même rang que la maltraitance. Cette dernière sous toute ses formes me révulse. Mais peut-on sérieusement parler de mauvais traitement pour une simple petite tape sur les fesses d’un gamin ?

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La rumeur

La rumeur démarre tout doucement, arrive insidieusement d’on ne sait où. Elle gonfle, elle enfle et finit par éclater. Tout le monde en parle mais personne n’admet en être l’auteur.

Elle s’accroche indéfiniment à ses victimes qui la traînent comme une maladie honteuse et cherchent désespérément à l’ensevelir. Elle choisit n’importe quel terrain de jeux, vie intime ou professionnelle, les mêlant parfois, ne se pose aucune limite et se joue des conséquences quelquefois dévastatrices.

Le quidam se défend d’en tenir compte mais consent à y prêter une oreille complaisante. J’ai connu un employeur qui s’en servait pour faire passer ses messages. Il lui suffisait de dévoiler ses plans à une personne choisie officiellement pour la confiance qu’il lui accordait. Il insistait sur le fait qu’elle recevait cette confidence mais devait faire preuve de discrétion tout en sachant qu’elle s’empresserait de répercuter l’information, à peine sortie du bureau, à tous ses collègues. Bien sûr à chacun elle demandait de tenir sa langue !

Cela me rappelle la légende du roi Midas. Ce dernier était affligé d’une paire d’oreilles immenses et portait constamment un bonnet pour les dissimuler à la vue de ses sujets. Un jour n’y tenant plus de ne pouvoir confier sa disgrâce à des oreilles compatissantes, il creusa un trou dans le sol et y murmura son secret. C’était sans compter sur le vent qui propagea la nouvelle « le roi Midas a des oreilles d’âne, le roi Midas a des oreilles d’âne… »

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Une tempête meurtrière nommée Xynthia

inondation

J’ai été bouleversée par les images des inondations qui ont ravagé la côte vendéenne, provoquant la mort de nombreuses victimes prises au piège de leur propre maison ensevelie sous les eaux meurtrières.
Comment imaginer pareille tragédie ? En quelques minutes une vague monstrueuse qui cloître les personnes à l’intérieur de leur maison qui finit pas céder sous les coups de boutoir des eaux déchaînées.

L’idée même que rien n’a été fait pour éviter ce drame en évacuant les gens dans les 48 heures qui ont précédé la tempête me révolte. Quand il s’agit de conduire une opération de déminage dans une ville un plan d’évacuation est mis en place et aucune victime n’est à déplorer. Pourquoi s’est on contenté de mettre la zone en alerte rouge ? Que pouvaient faire les malheureux sinon se calfeutrer à l’intérieur de leur habitation sans imaginer qu’elle se refermerait sur eux comme un piège mortel.

Au delà des morts je plains sincèrement ces pauvres gens qui ont tout perdu, leur maison et tout ce qu’elle contenait qu’aucune assurance ne remplacera jamais, leur travail parfois. Le soulagement d’être encore en vie va vite céder la place au  découragement et au désespoir.
Un vaste élan de solidarité a gagné le pays comme chaque fois dans ces circonstances dramatiques. Mais il faut quand même se poser des questions pour que des drames semblables ne se produisent plus.
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Incertitude sur les retraites

Caisses de retraite en péril

Caisses de retraite en péril

Même si je n’ai pas spécialement hâte d’être en retraite, enfin c’est surtout que je n’ai pas particulièrement envie de vieillir, je commence à m’inquiéter des réformes qui menacent le régime actuel.

Ayant commencé à travailler à 18 ans, à 60 ans je comptabiliserai 42 ans de cotisations ce qui fait déjà un sacré bail pas vrai ? Cette réforme si elle est effectivement inéluctable, n’ayant déjà été que trop différée, pour assurer la pérennité du système par répartition, doit commencer à mon « humble » avis par un réajustement de tous les régimes.

Comment peut-on encore demander des efforts supplémentaires aux salariés du régime général en maintenant des systèmes parallèles et inégalitaires ? Combien y a t’il donc de catégories de français ? Certains partent à 50 ans, d’autres à 55 et d’autres encore à 60 ans. Alors avant de repousser l’âge du départ à 61, 62 ans ou plus encore, commençons donc par faire partir tout le monde au même âge.

Je ne parle pas du manque d’équité entre les différents modes de calcul : pension calculée sur les 6 derniers mois pour certains et sur 25 ans pour les autres. Il va de soi que ceux de la deuxième catégorie sont nettement désavantagés avec un lissage de leurs salaires sur 25 ans compte tenu des salaires d’embauche, des périodes d’apprentissage…

Et cerise sur le gâteau la compensation entre les régimes pour équilibrer les comptes des régimes spéciaux, consiste à demander de l’argent au régime général pour renflouer les caisses des régimes qui offrent les meilleures garanties à leurs affiliés. Cherchez l’erreur ! Autant demander à un smicard de se cotiser pour donner de l’argent à son patron qui vit au dessus de ses moyens.

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La ville et les ordures ménagères

Ordures ménagères

Ordures ménagères

Vous savez combien j’aime ma bonne ville de Rennes mais force est de constater que certains week-end, en l’absence de ramassage des ordures ménagères, le centre ville ressemble à un vaste dépotoir. Les conteneurs had hoc sont à l’évidence insuffisants pour que les commerçants et résidents du coin y déposent leurs cartons et détritus mais avouez qu’il y a plus agréable que de se promener le Dimanche au milieu des sacs poubelles et autres cageots entreposés à leurs pieds. Le spectacle est affligeant !

Je ne parle pas du lamentable comportement de ceux qui abandonnent sur la voie publique un frigo, un vieux matelas ou un micro-ondes usagé  (ou un aspirateur comme sur la photo) plutôt que de se rendre à la déchetterie la plus proche. Quel manque de civisme et de considération pour les employés municipaux qui ne sont pas les larbins de la société.

Ordures ménagères

Ordures ménagères

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La presse à scandale

Presse à scandale

Je suis révoltée par les titres racoleurs de la presse à scandale. Comment ces journaux osent-ils faire leur beurre sur le calvaire enduré par des victimes innocentes ? J’ai été saisie d’horreur en lisant dernièrement sur l’affiche extérieure d’un bureau de tabac le titre ignoble « ils ont regardé mourir leur enfant après l’avoir rendue sourde et aveugle et lui avoir brisé les jambes ». Le texte était illustré par la photo floutée d’un bébé et celle en gros plans des jeunes parents, deux monstres aux visages d’ange.

Quels lecteurs sont appâtés par de telles horreurs ? Des sadiques abjects qui sont friands de ces abominations. Ce sont eux les responsables de ces torchons. Sans client aucun organe de presse ne ferait paraître ces journaux qui sont la honte de leur métier. Ceux qui se prétendent journalistes se retrouveraient  alors au chômage.  Je ne m’apitoierais pas un instant sur le sort de ces scribouillards qui ne reculent devant rien pour assouvir les fantasmes morbides de leurs lecteurs.
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Le spectre du terrorisme

Une fois de plus le spectre du terrorisme  plane sur les grandes villes et notamment sur Paris. Ces attaques aveugles sont révoltantes et aucune cause à mes yeux ne les justifie. Un gouvernement prend la décision d’envoyer des troupes en Afghanistan et la population toute entière est menacée de représailles, hommes, femmes, enfants, jeunes et vieux sans distinction. Oh bien sûr, faire des victimes innocentes frapperait encore davantage l’opinion mais pourquoi s’en prendre aveuglément à ceux qui n’ont pas le pouvoir de décision ?

Comment se protéger ? On se sent totalement impuissant et la vie doit continuer. Il faut bien aller travailler, emprunter les transports en commun, envoyer ses enfants à l’école et faire ses courses. La médiatisation ne fait qu’accentuer le phénomène et la paranoia nous guette.

C’est vrai que chacun peut donner l’alerte s’il voit un colis suspect ou un bagage sans surveillance mais qui peut imaginer que des pains de dynamite ont pu être cachés derrière la cuvette des toilettes ainsi qu’on a pu le voir récemment.
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Les bonnes copines

Affiche du film \

Je suis sûre que vous avez toutes une bonne copine qui est épaisse comme un sandwich SNCF et qui vous affirme que vous portez bien vos kilos en trop. Pardi ! Seulement elle, elle s’affole dès qu’elle prend 500 grammes et dépasse la taille 38. Elle vous bassine avec ce poids dont elle doit se délester absolument.

Pourquoi aurions nous moins de mal qu’elle à supporter nos kilos superflus ? C’est pas elle qui arrive à bout de souffle en haut des escaliers. C’est encore pas elle qui à l’impression de se balader en permanence avec une valise pleine à chaque bras.  Alors qu’elle nous lâche un peu avec ses remarques  soi disant réconfortantes sur la positive attitude des rondes.

Ce n’est pas vrai que les hommes préfèrent les grosses dans un monde où la minceur fait loi. Nous voudrions bien être mince mais la génétique parfois en a décidé autrement.
Ce n’est pas vrai que toutes les rondes sont des bonnes vivantes qui se jettent sur la nourriture. Il est temps de tordre le cou à ces préjugés. Chacun fait ce qu’il peut avec ce que la nature lui a donné et être en surpoids n’est pas synonyme de manque de volonté.
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Les tags, de l’art ?

graffiti

Si certains y voient une forme d’art urbain et contemporain, en ce qui me concerne j’assimile les tags à une pollution, une agression, une dégradation de l’environnement et tout cela me laisse perplexe. Qui peut me dire quel genre d’individu réalise de tels graffitis et quelle est sa motivation ? Quel message veut-il transmettre et à qui ? Aux pouvoirs publics ou à sa victime choisie au hasard ?

Je n’ai pas la prétention de m’y connaître en oeuvre d’art mais je ne vois rien d’artistique dans le Tag. J’y vois seulement l’expression de pauvres types qui marquent leur territoire au détriment du contribuable dont les impôts servent à nettoyer les murs de la ville. Quelle poésie se dégage du message « bourgeois de merde » qui avait été tagué à proximité de chez moi sur une façade toute neuve ?

Dans certains quartiers on se croirait dans le Bronx et cela crée un indéfinissable malaise. N’est ce pas le but recherché après tout ?
Pas un seul coin de mur n’est épargné avec une prédilection pour ceux qui viennent d’être ravalés par leur propriétaire. Pas une seule ville ou commune n’y échappe, même les plus petits bleds de campagne en sont victimes. La connerie fait des émules, hélas !
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