Tous les billets de La lorgnette sur Coups de gueule

Une tempête meurtrière nommée Xynthia

inondation

J’ai été bouleversée par les images des inondations qui ont ravagé la côte vendéenne, provoquant la mort de nombreuses victimes prises au piège de leur propre maison ensevelie sous les eaux meurtrières.
Comment imaginer pareille tragédie ? En quelques minutes une vague monstrueuse qui cloître les personnes à l’intérieur de leur maison qui finit pas céder sous les coups de boutoir des eaux déchaînées.

L’idée même que rien n’a été fait pour éviter ce drame en évacuant les gens dans les 48 heures qui ont précédé la tempête me révolte. Quand il s’agit de conduire une opération de déminage dans une ville un plan d’évacuation est mis en place et aucune victime n’est à déplorer. Pourquoi s’est on contenté de mettre la zone en alerte rouge ? Que pouvaient faire les malheureux sinon se calfeutrer à l’intérieur de leur habitation sans imaginer qu’elle se refermerait sur eux comme un piège mortel.

Au delà des morts je plains sincèrement ces pauvres gens qui ont tout perdu, leur maison et tout ce qu’elle contenait qu’aucune assurance ne remplacera jamais, leur travail parfois. Le soulagement d’être encore en vie va vite céder la place au  découragement et au désespoir.
Un vaste élan de solidarité a gagné le pays comme chaque fois dans ces circonstances dramatiques. Mais il faut quand même se poser des questions pour que des drames semblables ne se produisent plus.
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Incertitude sur les retraites

Caisses de retraite en péril

Caisses de retraite en péril

Même si je n’ai pas spécialement hâte d’être en retraite, enfin c’est surtout que je n’ai pas particulièrement envie de vieillir, je commence à m’inquiéter des réformes qui menacent le régime actuel.

Ayant commencé à travailler à 18 ans, à 60 ans je comptabiliserai 42 ans de cotisations ce qui fait déjà un sacré bail pas vrai ? Cette réforme si elle est effectivement inéluctable, n’ayant déjà été que trop différée, pour assurer la pérennité du système par répartition, doit commencer à mon « humble » avis par un réajustement de tous les régimes.

Comment peut-on encore demander des efforts supplémentaires aux salariés du régime général en maintenant des systèmes parallèles et inégalitaires ? Combien y a t’il donc de catégories de français ? Certains partent à 50 ans, d’autres à 55 et d’autres encore à 60 ans. Alors avant de repousser l’âge du départ à 61, 62 ans ou plus encore, commençons donc par faire partir tout le monde au même âge.

Je ne parle pas du manque d’équité entre les différents modes de calcul : pension calculée sur les 6 derniers mois pour certains et sur 25 ans pour les autres. Il va de soi que ceux de la deuxième catégorie sont nettement désavantagés avec un lissage de leurs salaires sur 25 ans compte tenu des salaires d’embauche, des périodes d’apprentissage…

Et cerise sur le gâteau la compensation entre les régimes pour équilibrer les comptes des régimes spéciaux, consiste à demander de l’argent au régime général pour renflouer les caisses des régimes qui offrent les meilleures garanties à leurs affiliés. Cherchez l’erreur ! Autant demander à un smicard de se cotiser pour donner de l’argent à son patron qui vit au dessus de ses moyens.

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La ville et les ordures ménagères

Ordures ménagères

Ordures ménagères

Vous savez combien j’aime ma bonne ville de Rennes mais force est de constater que certains week-end, en l’absence de ramassage des ordures ménagères, le centre ville ressemble à un vaste dépotoir. Les conteneurs had hoc sont à l’évidence insuffisants pour que les commerçants et résidents du coin y déposent leurs cartons et détritus mais avouez qu’il y a plus agréable que de se promener le Dimanche au milieu des sacs poubelles et autres cageots entreposés à leurs pieds. Le spectacle est affligeant !

Je ne parle pas du lamentable comportement de ceux qui abandonnent sur la voie publique un frigo, un vieux matelas ou un micro-ondes usagé  (ou un aspirateur comme sur la photo) plutôt que de se rendre à la déchetterie la plus proche. Quel manque de civisme et de considération pour les employés municipaux qui ne sont pas les larbins de la société.

Ordures ménagères

Ordures ménagères

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La presse à scandale

Presse à scandale

Je suis révoltée par les titres racoleurs de la presse à scandale. Comment ces journaux osent-ils faire leur beurre sur le calvaire enduré par des victimes innocentes ? J’ai été saisie d’horreur en lisant dernièrement sur l’affiche extérieure d’un bureau de tabac le titre ignoble « ils ont regardé mourir leur enfant après l’avoir rendue sourde et aveugle et lui avoir brisé les jambes ». Le texte était illustré par la photo floutée d’un bébé et celle en gros plans des jeunes parents, deux monstres aux visages d’ange.

Quels lecteurs sont appâtés par de telles horreurs ? Des sadiques abjects qui sont friands de ces abominations. Ce sont eux les responsables de ces torchons. Sans client aucun organe de presse ne ferait paraître ces journaux qui sont la honte de leur métier. Ceux qui se prétendent journalistes se retrouveraient  alors au chômage.  Je ne m’apitoierais pas un instant sur le sort de ces scribouillards qui ne reculent devant rien pour assouvir les fantasmes morbides de leurs lecteurs.
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Le spectre du terrorisme

Une fois de plus le spectre du terrorisme  plane sur les grandes villes et notamment sur Paris. Ces attaques aveugles sont révoltantes et aucune cause à mes yeux ne les justifie. Un gouvernement prend la décision d’envoyer des troupes en Afghanistan et la population toute entière est menacée de représailles, hommes, femmes, enfants, jeunes et vieux sans distinction. Oh bien sûr, faire des victimes innocentes frapperait encore davantage l’opinion mais pourquoi s’en prendre aveuglément à ceux qui n’ont pas le pouvoir de décision ?

Comment se protéger ? On se sent totalement impuissant et la vie doit continuer. Il faut bien aller travailler, emprunter les transports en commun, envoyer ses enfants à l’école et faire ses courses. La médiatisation ne fait qu’accentuer le phénomène et la paranoia nous guette.

C’est vrai que chacun peut donner l’alerte s’il voit un colis suspect ou un bagage sans surveillance mais qui peut imaginer que des pains de dynamite ont pu être cachés derrière la cuvette des toilettes ainsi qu’on a pu le voir récemment.
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Les bonnes copines

Affiche du film \

Je suis sûre que vous avez toutes une bonne copine qui est épaisse comme un sandwich SNCF et qui vous affirme que vous portez bien vos kilos en trop. Pardi ! Seulement elle, elle s’affole dès qu’elle prend 500 grammes et dépasse la taille 38. Elle vous bassine avec ce poids dont elle doit se délester absolument.

Pourquoi aurions nous moins de mal qu’elle à supporter nos kilos superflus ? C’est pas elle qui arrive à bout de souffle en haut des escaliers. C’est encore pas elle qui à l’impression de se balader en permanence avec une valise pleine à chaque bras.  Alors qu’elle nous lâche un peu avec ses remarques  soi disant réconfortantes sur la positive attitude des rondes.

Ce n’est pas vrai que les hommes préfèrent les grosses dans un monde où la minceur fait loi. Nous voudrions bien être mince mais la génétique parfois en a décidé autrement.
Ce n’est pas vrai que toutes les rondes sont des bonnes vivantes qui se jettent sur la nourriture. Il est temps de tordre le cou à ces préjugés. Chacun fait ce qu’il peut avec ce que la nature lui a donné et être en surpoids n’est pas synonyme de manque de volonté.
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Les tags, de l’art ?

graffiti

Si certains y voient une forme d’art urbain et contemporain, en ce qui me concerne j’assimile les tags à une pollution, une agression, une dégradation de l’environnement et tout cela me laisse perplexe. Qui peut me dire quel genre d’individu réalise de tels graffitis et quelle est sa motivation ? Quel message veut-il transmettre et à qui ? Aux pouvoirs publics ou à sa victime choisie au hasard ?

Je n’ai pas la prétention de m’y connaître en oeuvre d’art mais je ne vois rien d’artistique dans le Tag. J’y vois seulement l’expression de pauvres types qui marquent leur territoire au détriment du contribuable dont les impôts servent à nettoyer les murs de la ville. Quelle poésie se dégage du message « bourgeois de merde » qui avait été tagué à proximité de chez moi sur une façade toute neuve ?

Dans certains quartiers on se croirait dans le Bronx et cela crée un indéfinissable malaise. N’est ce pas le but recherché après tout ?
Pas un seul coin de mur n’est épargné avec une prédilection pour ceux qui viennent d’être ravalés par leur propriétaire. Pas une seule ville ou commune n’y échappe, même les plus petits bleds de campagne en sont victimes. La connerie fait des émules, hélas !
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Arnaques en tous genres

Les personnes âgées sont les victimes de prédilection des arnaqueurs en tous genres. La plus récente que j’ai vécue par personne interposée était le fait d’un prétendu employé d’EDF. Le soi disant préposé montre une carte professionnelle en dissimulant habilement l’intitulé exact de son employeur réel qui n’est autre que le concurrent direct du fournisseur national.

Ensuite grâce à un discours bien rodé il embobine sa proie et se fait présenter les factures EDF. De fil en aiguille il fait signer un abonnement auprès de l’entreprise qui l’emploie en faisant référence à la publicité avec les deux petits « zozieaux » sur un fil.

La victime se souvient effectivement l’avoir vue à la télé sans toutefois faire le rapprochement avec le fournisseur d’énergie. Bingo, en toute naïveté et sans en mesurer les conséquences elle vient de se désabonner d’EDF.

Je suis scandalisée par ces pratiques. Quel manque de moralité ! Le jeune homme qui s’est conduit de cette façon éhontée et qui a abusé sans vergogne de cette personne vulnérable n’a t’il pas de grands parents ?
Sous prétexte de gagner sa vie il se comporte comme un lâche et ne se rend pas compte que sa manière d’agir est méprisable.
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Voyager en TER

Nouveaux TER

Chaque jour pour me rendre au travail je prends le TER qui me transporte, voire me bringuebale quand les wagons sont plus anciens, de Rennes à Vitré où j’exerce mon art.
Sur le service SNCF je n’ai pas grand chose à dire. D’une manière générale ça marche plutôt bien quand ce n’est pas la saison, trop souvent revenue à mon goût, des grèves.
En revanche je ronge mon frein pendant les 35 minutes du voyage car il est impossible de se concentrer sur un bouquin (j’adore la lecture) ou sur une grille de Sudoku (j’ai chopé le virus) car nombre de voyageurs confondent les trains avec leur salon. Jugeant sans doute que leurs conversations téléphoniques sont du plus grand intérêt pour les autres, ils parlent à haute voix avec force détails : ce qu’ils ont mangé, la cuite qu’ils ont pris le week-end, le string qu’ils ont achetés à leur copine, j’en passe et des meilleures.

Après les accros du portable, il faut compter également avec les zombies qui ont les écouteurs du MP 3 vissés sur les oreilles mais avec le son au maximum dont ils font largement profiter la compagnie. Et boum, et boum et boum, tout cela dans des gesticulations désordonnées, l’air hagard sous leur capuche.
Il y a ceux qui dorment, ce sont les moins gênants me direz-vous mais il faut préciser qu’ils sont avachis avec les croquenots en éventail sur le siège en face. Alors avant de vous asseoir faites gaffe où vous posez vos augustes fesses.
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La resquille, un sport national

La resquille

Rien ne m’horripile autant que les resquilleurs de tous poils. Qu’il s’agisse d’un doublage en douce à la caisse du supermarché, d’un voyageur tout étonné de n’avoir pas de billet à présenter au contrôleur ou encore comme je l’ai vu ce midi, d’un consommateur confortablement installé à la terrasse d’une sandwicherie alors qu’il avait demandé une commande à emporter.
Moi qui avait consommé les mêmes produits je devais payer plein pot alors que le gus d’à côté bénéficiait d’une ardoise allégée (taux de TVA différents).

Le Français moyen (ou pas d’ailleurs, car la resquille est pratiquée par toutes les catégories sociales) semble prendre son pied à enfreindre les règles. L’interdit exerce une fascination sur le grand enfant qu’il est demeuré. Freud y verrait sûrement une explication, pour ma part je n’y vois rien d’autre qu’une sale habitude.
Ca me gonfle d’autant plus que la mauvaise foi avec laquelle le fraudeur agit est sidérante. La petite mémé qui fait ses courses aux heures de pointe et qui veut passer devant tout le monde sous prétexte qu’elle fatigue à faire la queue ; le mec qui déclare au contrôleur qu’il avait l’intention d’acheter son billet à la gare d’arrivée (il ne nous prendrait pas pour des cons par hasard ?).

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