Tous les billets de La lorgnette sur Famille

Premières vacances, famille élargie

Mes chers lecteurs n’allez pas croire que je vous ai oubliés, lâchement abandonnés pour bronzer tranquille au bord de l’océan. La vérité est toute autre et je m’en vais vous la conter.

Petit come back : depuis le 26 mai 2012 la famille s’est agrandie avec l’arrivée de deux adorable bambins. Avec deux bouts de chou de deux mois et demi pas facile pour les jeunes parents de partir en vacances dans une structure de type hôtel et encore moins de faire un voyage au bout du monde. Alors tout naturellement la solution s’est imposée comme une évidence, pourquoi n’irions nous pas rejoindre papa et maman dans leur mobil-home au bord de l’Atlantique.

Aussi pensé, aussitôt débarqués avec l’approbation bien entendu desdits parents. Dès l’arrivée c’est le grand chambardement : installation des petits, lit parapluie à caser, les transats, le chauffe biberons, les boites de lait, les paquets de couches… et tutti quanti.

Bon ça c’est fait et finalement on arrive encore à circuler. Mais ce qui est le plus difficile dans un premier temps c’est de s’organiser pour les repas, et le reste, en s’adaptant au rythme des poupons. Et oui les 4 heures qui séparent les biberons défilent à toute allure avec les changes, la toilette, les câlins et tout le toutim.

Bref je n’ai plus une minute à moi avec les courses, la cuisine, le ménage, le lavage et le repassage. C’est incessant. Mais ne faites pas le raccourci trop facile de penser que tout cela me coûte. En fait je suis aux anges ! J’ai mes enfants et mes petits enfants et croyez moi je n’en perds pas une miette. Je câline, je bisouille, je gazouille, je gagatise à loisirs. Ah j’allais oublier les centaines de photos car je mitraille les petites frimousses à tout bout de champ. Lire la suite…

Faire-part de naissance

Nos pitchounes sont enfin là ! Nous voici papy et mamy pour la première fois et ce changement de statut nous ravit. J’ai retrouvé mes automatismes de maman sans aucune difficulté et c’est avec douceur et émotion que j’ai enfilé les petits pyjamas.

Papy n’a eu aucune appréhension à prendre dans ses bras ces minuscules personnes et nous n’avons pas arrêté de nous extasier devant les deux petites frimousses, les petites mains aux ongles roses, les petons si tendres, les cheveux noirs et soyeux de nos adorables petits fils.

Je n’ai pu résister à vous faire partager ce moment d’intense émotion et je vous souhaite à tous et toutes de connaître, si ce n’est déjà fait, ce bonheur immense. Lire la suite…

En attendant bébé

Quand la grossesse touche à son terme l’attente de toute la famille devient fébrile. La future maman, surtout si c’est la première fois, est partagée entre la hâte et l’inquiétude. Le futur papa, essaye de faire bonne figure pour rassurer sa moitié mais au fond lui aussi se pose de nombreuses questions.

Les futurs grands parents ne sont pas en reste et même s’ils affichent une belle assurance, ils n’en mènent pas large. Je ne parle pas de la mamie, passée par là  il y a tant d’années déjà mais qui pour autant est agitée par de multiples sentiments. Elle angoisse pour sa gentille belle-fille, pourvu que tout se passe bien lors de l’accouchement. Elle est impatiente de prendre dans ses bras le nouveau-né mais attend surtout d’être rassurée sur son état de santé.

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Mieux qu’un faire-part

Il est des manières originales d’annoncer certaines nouvelles. Que pensez-vous du livre des grands mères géniales et de celui des grands pères épatants ? Si vous les receviez en cadeau qu’en déduiriez-vous ?

Elémentaire mon cher Watson, vous allez devenir mamie, maminette, mamounette. Et vous messieurs vous serez papounet, pépé, papy. Qu’importe le nom que vos futurs petits enfants vous donneront, il sera le reflet de leur affection et cela seul comptera à vos yeux.

Ces deux livres regorgent de conseils pour que vous deveniez géniale, celle que les enfants préfèrent et vous monsieur  pour que vous soyez épatant avec vos petits enfants. Ils vont vous adorer c’est sûr si vous tenez compte de ces judicieux conseils et leurs parents vous sauront gré également de tenir votre rôle sans déborder sur le leur. Car voilà il va falloir trouver sa place, ne pas intervenir dans l’éducation des enfants, ne pas leur acheter des jouets encombrants ou bruyants qui déplairont aux parents.

En revanche vous ferez avec eux les jeux proposés dans les livres, vous partagerez un après midi dans la cuisine à faire des cookies délicieux et tant d’autres activités qui vous seront suggérées. Vous découvrirez les grands pères et grands mères célèbres mais même si votre célébrité à vous s’arrête à la porte de votre maison vous n’en serez pas moins flattés d’être les élus de vos chérubins.

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Souffler tes 90 bougies

Maman tu vas souffler aujourd’hui tes 90 bougies. Tu dis souvent que tu n’avais jamais imaginé que tu vivrais aussi longtemps. Tu dis aussi que parfois tu en as marre d’être sur terre et que tu voudrais rejoindre papa qui nous a quitté, il y a près de 14 ans, à l’âge de 72 ans. Mais moi je veux te garder le plus longtemps possible, du moins tant que tu ne souffriras pas trop car je ne voudrais pas que l’on t’impose l’acharnement thérapeutique auquel je sais que tu es opposée.

90 ans ça fait un sacré bail. Tu en as des souvenirs, enfin ceux que l’âge n’a pas effacés car malheureusement le temps qui passe affecte ta mémoire et il arrive que ta tête se trouble un peu. Mais tu es là avec nous et c’est l’essentiel.

Je me suis demandée ce qui te ferait plaisir pour fêter cet évènement. Après avoir éliminé les cadeaux dont tu n’as plus envie ou besoin, j’ai pensé que pour rompre la monotonie de tes journées, une invitation au restaurant en notre compagnie te donnerait l’occasion d’une sortie. Les sorties que tu aimais tant sont de plus en plus rares, tes pauvres jambes ne te permettant plus de marcher bien loin.

La présence chaleureuse d’au moins un de tes enfants en ce jour de fête te prouvera, s’il en est besoin, à quel point je tiens à toi. Bien sûr il y a des jours où il m’arrive de laisser percer mon agacement devant tes maladresses, tes oublis… mais c’est simplement parce que je voudrais que tu restes celle que tu as toujours été. De plus en plus souvent nos rôles sont inversés et j’ai du mal à l’admettre.

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Divorce, séparation

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Une amie vient de m’apprendre que celui qu’elle croyait être l’homme de toute une vie les quitte elle et leur fils. Après tant d’années il abandonne femme et enfant pour une autre et joue les grands seigneurs en lui disant qu’elle peut tout garder, la maison, les meubles, la vaisselle.

Tout garder, soi dit en passant la moitié lui revient de droit, comme si cela suffisait à accepter l’inacceptable. C’est oublier le sentiment de trahison, l’amour bafoué, le chagrin qui ronge le coeur comme une infâme maladie, l’angoisse des jours à venir, l’avenir à reconstruire avec un enfant de douze ans qu’il faut protéger et rassurer. Aux larmes il oppose des reproches mesquins, ramenant sur le tapis la femme de ménage qu’il a payée, preuve s’il en était besoin de son machisme car dans son esprit cette tâche revenait logiquement à son épouse.

Et elle, se trouve conne de n’avoir pas deviné plus tôt que ses nombreux déplacements,  ses retours tardifs à la maison cachaient une infidélité. Mais elle lui faisait une confiance absolue, aveuglée par l’amour. La candeur ne peut être assimilée à de la connerie en revanche lui doit en posséder une sacrée dose pour ne pas se rendre compte de la chance qu’il avait de posséder une femme pareille, entièrement dévouée à sa famille.

Sur le fait même de la séparation il ne m’appartient pas de porter un jugement, de savoir si les torts sont partagés ou non mais je réprouve totalement cette manière de vouloir à tout prix se donner bonne conscience en culpabilisant ceux que l’on abandonne. Je suis révoltée par le fait de se croire un père responsable parce qu’on annonce que l’on va participer aux frais d’éducation sur présentation des factures, et puis quoi encore. Rembourser la moitié des dépenses va t’il compenser l’absence d’un père ? Est-ce réellement tout ce qu’un père doit à son fils ?

Mon amie ravale ses larmes et son chagrin pour apaiser son enfant. Elle est digne dans l’épreuve et rassemble tout son courage pour prendre sa vie en mains. Elle n’ose envisager la précarité des lendemains car elle se trouve assez démunie, ayant versé toute sa paye sur le compte commun tandis que lui avait un compte personnel. Et dire que ce compte commun a servi à monsieur pour s’offrir à crédit la moto de ses rêves !

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Bonne fête papa

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Une fois n’est pas coutume, je vous pose une petite devinette pour commencer ce billet. Selon vous qui a lancé l’idée de fêter les papas une fois l’an ? J’entends déjà les mauvaises langues répondre qu’il s’agit des commerçants qui ont vu le profit qu’ils pouvaient en tirer.

Et bien non, c’est vrai pour la fête des secrétaires, des grands mères mais pas pour celle là. C’est Flaminaire une marque bretonne (ils ont des chapeaux ronds vive la Bretagne…) qui est à l’origine de la première journée de célébration des papas français. Papa poule, papa gâteau, tous les papas sont à la fête.

Instaurée en 1952 mais jamais officialisée comme ce fut le cas pour la fête des mères, elle figure sur nos calendriers le troisième dimanche du mois de juin. Alors dimanche les enfants tendront fièrement à leur papounet le cadeau qu’ils auront confectionné avec amour et c’est bien là le plus beau des cadeaux. La chaleur de deux gros bisous plaqués sur les joues qui piquent vaut tout l’or du monde.

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La fête des mères

bouquet de fleurs

Après demain nous souhaiterons la fête à nos mamans, que l’on soit enfant, mais on le reste toujours un peu n’est-ce pas pour celle qui nous a mis au monde, ou adulte.

Déjà en 1918 la ville de Lyon instaure la journée des mères en hommage aux femmes qui ont perdu un fils ou un mari. En 1920, une journée est consacrée aux mères de famille nombreuse mais c’est en 1941 que le régime de Vichy inscrit la fête des mères au calendrier.

Enfin, en 1950, la loi fixe la date de cette célébration au dernier dimanche de mai sauf si elle coïncide avec la Pentecôte. Alors, et c’est le cas cette année, la fête des mères est reportée au premier dimanche de juin.

Après ce petit cours d’histoire, que dire sinon qu’une fois par an cela fait du bien de se souvenir qu’une femme a souffert pour nous mettre au monde, s’est dévouée pour nous élever, nous a donné tout son amour et que cette affection est indéfectible et totalement désintéressée.

Je me souviens avec tendresse des petits présents confectionnés par mon fils en ces circonstances et dans le secret, si difficile à garder, de son école maternelle : sa menotte moulée dans le plâtre et recouverte de grains de sable, le collier de nouilles qui déteignait, avec lequel il fallait partir au travail et que discrètement j’ôtais avant d’arriver au bureau, les poèmes enjolivés de coeurs… je conserve tous ces témoignages de ses hommages enfantins comme les biens les plus précieux.
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Quand les parents vieillissent

Qu’il est difficile d’accepter les marques du temps qui passe sur nos parents. On se refuse à les voir et on s’obstine à croire qu’ils sont comme ils l’ont toujours été à nos yeux, forts et protecteurs. Et puis un jour la maladie les frappe, les affaiblit et il faut bien se rendre à l’évidence. Leurs forces déclinent, ils ne peuvent plus faire face aux charges du quotidien, assumer les tâches courantes.

C’est une révélation, un choc immense et beaucoup de remords. Comment avons-nous pu ignorer leurs difficultés, leurs défaillances ? Ils ont comme toujours cherché à nous épargner en nous cachant leur désarroi.
Et puis ils avaient sûrement peur d’avouer leur impuissance physique et mentale à gérer leur affaires de crainte d’être arrachés à leur maison pour rejoindre la fameuse maison de retraite tant redoutée.

Comment pallier cette perte d’autonomie quand on travaille, que les kilomètres nous séparent ? Commence alors un vrai parcours du combattant pour surmonter une à une toutes les embûches : portage de repas à domicile qu’on espère qu’il ou elle acceptera de manger, soins d’hygiène auxquels il faut se résigner, aide ménagère, procuration pour effectuer en leur nom et place toutes les démarches…
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Perdre un être cher

La perte d’un être cher vous atteint au plus profond de l’être sans que l’on puisse jamais s’y préparer même si l’issue est inéluctable. Il y aurait encore tant de choses à dire, tant de choses à faire. Quel que soit leur âge et le notre, le départ d’un père crée un vide immense que nul ne saura combler.

L’annonce est brutale et vous la recevez comme un uppercut puis commencent les préparatifs. Vous agissez comme un automate et tout semble irréel. Vous accomplissez les démarches au prix d’un effort de volonté qui vous épuise. Le chagrin vous assaille par vague, il est là tapi au fond de vous prêt à surgir pour vous ronger le coeur. A chacun de ses assauts vous serrez les dents mais vous savez que la lutte est inégale et qu’il va finir par vous vaincre.
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