Tous les billets de La lorgnette sur Lecture

Il faut qu’on parle de Kévin

Je viens d’achever la lecture du livre de Lionel Shriver et je suis encore sous le choc. Je n’irai pas jusqu’à prétendre que j’ai subi un traumatisme, mais toutes proportions gardées, je n’hésite pas à affirmer que cette lecture m’a fortement remuée.

Pourquoi à l’aube de son seizième anniversaire Kévin va t’il assassiner sept de ses camarades de lycée, un de ses professeurs et un employé de la cafétéria ? C’est ce que sa mère, Eva, va essayer de comprendre. A travers la correspondance qu’elle adresse à Franklin, son mari adoré dont elle est séparée, elle remonte le temps bien avant même la naissance de leur fils.

De lettre en lettre on découvre tout d’abord cette femme, riche et qui court le monde pour les besoins d’une profession dans laquelle finalement elle ne trouve plus la motivation du départ. Quand elle décide de sacrifier sa carrière pour concevoir un enfant, contre le gré de Franklin, son désir de maternité est-il sincère ? Pourquoi à la naissance de Kévin n’éprouve t’elle pas l’émotion sublime que toutes les femmes décrivent ?

Est-ce sa faute si le nourrisson se détourne dès la première tétée du sein de sa mère ? Au fil du temps elle ne peut s’empêcher de scruter chaque fait et geste de Kévin et son regard est impitoyable. L’enfant est difficile certes mais n’est-ce pas le regard incisif de la mère qui l’incite à ne voir en lui que malveillance et cruauté ?

A chaque chapitre la tension monte et après un rejet de la mère indigne, la lectrice que j’étais a commencé à s’interroger sur les agissements de l’enfant. Autant vous dire tout de suite que le suspens est total et que le livre n’apporte aucune réponse. J’étais captivée, avide d’en savoir davantage tout en redoutant la suite, et, bien que me croyant préparée au pire, j’ai été comme fauchée par l’épilogue. J’étais dans le métro et je n’ai pu retenir mes larmes.

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Septs femmes au Tibet

Le dernier roman qui m’a accompagnée dans tous les déplacements pour me rendre au travail et qui a partagé mes pauses déjeuner est celui écrit par Marie Jaoul de Poncheville, Sept femmes au Tibet.

Sous sa direction six femmes partent au Tibet sur les traces de la fameuse exploratrice Alexandra David-Neel. Quarante ans après l’invasion du pays par la Chine, elles vont filmer la vie de ce peuple menacé de mort. Elles vont se heurter aux autorités chinoises et leur périple sera difficile.

Marie Jaoul de Poncheville décrit fort bien ce voyage, les paysages somptueux, les fêtes et la gentillesse du peuple Tibétain. Les membres de l’expédition vont parcourir 7000 km et s’aventurer dans les provinces les plus reculées. L’équipe va devoir surmonter de nombreux problèmes dont la suspicion constante des autorités chinoises car les évènements de la place Tiananmen viennent tout juste de se dérouler.

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Là où la vie t’appelle

Le dernier roman que j’ai lu m’a passionnée. Je vous résume l’histoire : Valentine était une jeune femme accomplie que la vie comblait. Elle aimait passionnément son métier de reporter photographe correspondant de guerre. Elle aimait tout aussi passionnément Tony avec qui elle parcourait le monde et affrontait le danger. Ils formaient équipe avec Jake et partageaient tous les trois une indéfectible amitié.

Mais un jour le destin bascule. Fauché dans l’exercice de sa mission, Tony meurt. Pour remonter la pente Valentine va pouvoir compter sur Jake qui l’aime en secret depuis toujours.

Valentine qui porte en elle une blessure secrète depuis l’enfance, va devoir affronter une vérité cruelle et brutale en assistant aux obsèques de Tony et en découvrant la véritable personnalité de celui qu’elle croyait connaître.

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J’ai lu Les Puysatiers

Dans la série « j’ai lu » je viens vous parler du dernier roman que j’ai apprécié. Il s’agit du livre Les Puysatiers de Jean Anglade.

Il faut préciser en préambule que les puysatiers sont des perceurs de puys, en l’occurence il s’agit là de conter l’histoire de ceux qui de 1839 à 1848 ont percé avec le héros Géraud Codier le puy de Masseboeuf pour creuser le tunnel du Lioran.

Ces hommes ont travaillé pendant 9 ans comme de véritables forçats, au pic et à la pioche car en ce temps là les machines n’existaient pas. Il leur aura fallu creuser au péril de leur vie ce tunnel et vivre chaque jour au sein de l’enfer, dans les entrailles de la terre.

Certains périront dans les fumées, les éboulements. D’autres survivront mais resteront handicapés. Tous auront affronté les inondations boueuses, les gaz, les épidémies pour des salaires de misère. Pendant longtemps ce tunnel étroit, long de 1414 mètres, restera le plus long de France.

Le lecteur s’attache très vite à Géraud Codier dont le grand père, brigand de grands chemins a été pendu. Géraud qui connaîtra toutes les misères dans ce tunnel maudit mais y rencontrera l’amitié virile et l’amour par le plus grand des hasards.

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Au bonheur du matin

N’étant pas franchement gâtée par la météo pour ces vacances de juillet, je passe plus de temps enfermée dans le mobil-home qu’à l’extérieur. Entre la fraîcheur des températures et les nuages chargés de pluie, il faut s’occuper et la lecture est un excellent moyen de se détendre et d’échapper à la morosité.

Avec son roman, Au bonheur du matin, Marie-Paul Armand a réussi à me captiver. Bien que l’histoire se déroule pendant la première guerre mondiale, la guerre n’est présente qu’en arrière plan et c’est Rosalinde l’héroïne. Alors que la ville d’Orchies dans le Nord, où elle vit avec ses parents, est incendiée sur l’ordre de l’occupant, la petite fille va trouver refuge chez son grand père.

Ce grand père qui avait chassé sa fille alors qu’elle était enceinte, va élever l’enfant sans la moindre tendresse. Les années s’écoulent et un ami d’enfance va demander Rosalinde en mariage mais elle va rencontrer le grand amour et toute sa vie va en être bouleversée.

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Le chant de l’océan

En vacances depuis début juillet et pour 4 semaines au bord de l’Atlantique (veinarde), je m’adonne à l’un de mes passe-temps favori, la lecture. Le temps, hélas, me fait habituellement défaut pour conjuguer tous mes hobbies et cette passion que j’ai depuis ma plus tendre enfance en fait souvent les frais.

Etant au bord de la mer, il m’a semblé que Le chant de l’océan de Marie-Bernadette Dupuy était tout à fait approprié. Ce roman d’une réelle sensibilité raconte une enfance difficile avec ses moments de grâce.

Violaine est une enfant choyée par des parents aimants. Elle ne connaît du vaste monde que celui de l’océan auprès duquel elle vit et partage le quotidien de son frère de lait François, de sa nourrice Guillemette et de ses filles qui sont pour elle comme des soeurs. Dans cet entourage d’amour et de tendresse elle s’épanouit et la mort brutale de ses parents va la faucher.

Sa bienfaitrice, la riche Elise Duplessis, va prendre son destin en mains et décider de l’arracher à son environnement marin pour la confier à sa tante Marcelline qui vit dans un village des Pyrénées. L’enfant va découvrir une nature hostile et la malveillance de sa famille. Les années bonheur vont laisser la place à la maltraitance et la méchanceté.

Heureusement dans cette épreuve Violaine va rencontrer Sidonie, une espagnole aux dons de guérisseuse que l’on dit un peu sorcière. Sidonie et son fils Eloi vont l’aider à reprendre goût à la vie et ses visites dans leur petite maison seront pour l’enfant et la jeune fille en devenir, des havres de paix.

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Deux romans de Danielle Steel

Forces irrésistibles de Danielle Steel

Danielle Steel est l’une des romancières les plus lues sur la planète. Ses livres se dévorent et font de bons compagnons de vacances. Ce genre de lecture s’adresse aux femmes éprises de romantisme et d’amour à l’eau de rose et, je le confesse sans honte, j’aime ce type d’ouvrage d’où l’on ressort reposée et réconciliée avec le monde. C’est sûr que l’on ne risque pas de choper une migraine !

Aux éditions Pocket, j’ai eu deux romans dans un seul livre pour 6 € 90. Le premier « Coucher de soleil à St Tropez » raconte l’histoire de trois couples d’amis qui, comme tous les ans, prévoient de passer l’été sur la côte d’azur. Hélas l’un d’entre eux va perdre sa compagne et les vacances auxquelles les autres l’incitent à participer vont prendre un tour tout à fait inattendu.

Le second « Forces irrésistibles » raconte la vie d’une femme qui exerce sa profession dans le monde de la haute finance ce qui relève du challenge. Dévorée par l’ambition elle accepte un poste loin de son mari que pourtant elle adore. Elle croit leur couple uni et indestructible mais la distance va creuser un fossé entre eux que même leur amour ne réussira pas à combler.

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La scribe d’Antonio Garrido

Nouvelle rubrique oblige, je me dois de l’alimenter. Ne croyez pas pour autant que j’ai attendu de créer la catégorie Lecture sur le blog pour m’initier à ce loisir. Ce passe temps m’a toujours accompagnée et m’a valu dès l’école primaire des remontrances car je planquais des livres sous mon pupitre et je m’adonnais à ma passion pendant les cours, ce que n’appréciait pas mon institutrice de l’époque.

Le dernier roman que je viens de lire, dévorer serait plus juste, est La scribe d’Antonio Garrido et je ne saurais trop vous le recommander. J’ai littéralement avalées les 634 pages de ce livre de poche car le récit est palpitant, trépidant, haletant, cruel et sanglant parfois. L’auteur est né en Espagne en 1963. Enseignant à l’université de Valence, passionné d’histoire, il a consacré sept ans à l’écriture de La scribe son premier roman.

Et l’histoire me direz-vous ? Assez de verbiage, il faut en dire plus. L’intrigue se passe en Franconie en 799, à la veille du sacre de Charlemagne. Theresa, fille unique d’un célèbre scribe byzantin est apprentie parcheminière, métier habituellement réservé aux hommes. A la suite d’un drame elle quitte sa ville et se réfugie à Fulda où elle devient la scribe de l’énigmatique moine Alcuin d’York. Celui ci est un véritable sherlock Holmes en robe de bure qui l’entraîne dans un dédale d’intrigues et d’enquêtes où il révèle son incroyable perspicacité.

Dans sa fuite Theresa a emporté à son insu un parchemin qui pourrait bien sceller l’avenir de la chrétienté. A travers les péripéties de l’héroïne, La scribe évoque une page décisive du christianisme au moyen-âge. Coups de théâtre et rebondissements se succèdent dans un passionnant récit historique qui mêle habilement personnages fictifs et réels.

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J’ai lu ma première Manga

i Manga japonaise

Depuis le temps que j’en entendais parler, j’ai lu ma première manga. Vous savez ces bandes dessinées japonaises dont raffolent les jeunes. Pour ne pas mourir idiote je me suis dit qu’il fallait tenter l’expérience et puisque l’occasion m’en a été donnée, j’ai sauté le pas.

Première chose à savoir pour un novice, les mangas sont éditées en format poche et se lisent de la dernière à la première page, de la gauche vers la droite mais de haut en bas. Cela surprend un peu au départ mais on s’y fait très vite. Il parait que le format a été étudié pour que ces BD soient plus faciles à lire dans les transports en commun bondés. Et oui pas facile de déplier un journal ou une bande dessinée de format classique. C’est vrai au Japon mais aussi à Paris et dans toutes les grandes villes.

Les dessins sont très caractéristiques et traditionnellement  toujours en noir et blanc. Il y a peu de texte ce qui à mon sens complique la tâche  de l’auteur qui doit aller à l’essentiel et être synthétique sans perdre le fil de l’histoire. J’ai été agréablement surprise de constater que le niveau de vocabulaire est assez élevé et ne se contente pas d’onomatopées.

En revanche il y a des mots à retenir comme Mangaka, qui désigne un auteur de mangas. Les noms des personnages sont forcément japonisants Atuki, Saïko…. Finalement ce n’est pas plus dur pour se repérer que de lire les frères Karamazov en 4 volumes avec tous les Vladimir, Popoff et compagnie. Au dernier tome de l’oeuvre de Dostoievski  on ne sait plus qui est marié avec qui, qui est le frère ou la soeur, le petit père ou la petite mère. Evidemment ce n’est pas comparable au niveau littéraire !

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