Tous les billets de La lorgnette sur Savoir vivre

L’art des présentations

Pour présenter une personne à quelqu’un, autrement dit pour faire les présentations il y a quelques règles de base à connaître pour ne pas commettre d’impair.

On présente un homme à une femme et non l’inverse, le plus jeune au plus ancien, le subordonné au chef de service. Il n’est pas question de présenter le directeur à la jeune recrue qui vient de débarquer dans l’entreprise.

La personne qui sert d’intermédiaire dans une présentation ne pointe pas du doigt celui ou celle qu’elle veut présenter en donnant son nom mais esquisse discrètement ce geste.

Par analogie c’est toujours l’homme qui salue la femme, le plus jeune qui dit bonjour le premier et ainsi de suite. Dois-je le préciser la personne nouvellement présentée ne doit pas se montrer familière, la familiarité étant de toute façon  à bannir en toutes circonstances. Vous pensez peut-être que ces règles sont d’un autre âge et qu’elles n’ont plus de raison d’être. Imaginez vous dans une assemblée où vous ne connaissez que l’organisateur. Si ce dernier ne joue pas son rôle vous risquez fort de vous ennuyer. En revanche s’il vous présente à quelques personnes il vous permet de vous intégrer plus facilement.

Quand on vous présente une personne il est d’usage de se déclarer enchanté. Un « heureu(x)se de faire votre connaissance est parfait également. Si par suite d’un oubli ou en raison d’un trop grand nombre d’invités vous n’avez pas été présenté, vous pouvez le faire vous-même. Dans la vie professionnelle vous serez souvent contraint de le faire.

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Les usages de la table

Le savoir vivre à table

Le savoir vivre à table

L’art de la table, de la mettre et de savoir s’y comporter, est révélateur de notre bonne ou mauvaise éducation. Je reconnais que l’exercice peut se révéler périlleux et qu’il est des plats qui sont difficiles à consommer avec élégance. Tiens c’est sûrement pour cela que je ne prends jamais des spaghettis à la bolognese quand je vais au restaurant.

Il va de soi que les jours de fêtes la maîtresse de maison mettra un point d’honneur à dresser une belle table avec une nappe immaculée ne présentant pas la moindre tache. A ce propos si quelqu’un a des astuces pour enlever certaines taches difficiles je suis intéressée. Pour que les convives soient à l’aise ils ne doivent pas être trop serrés.

Les fourchettes sont à gauche de l’assiette pointes en haut, le couteau et la cuillère à droite. Quand il y a plusieurs types de couverts mais jamais plus de trois, ils sont présentés dans l’ordre de leur utilisation (pratique pour ceux qui ne savent pas lesquels utiliser). Il est d’usage de changer les couverts à chaque plat.

Attention à ne pas décorer la table avec des vases ou chandeliers trop hauts et qui empêcheraient les invités de se voir et se parler. Prévoir une salière et une poivrière pour quatre convives environ en veillant à ce que les trous ne soient pas bouchés et que le sel ne soit pas collé par l’humidité. Pour pallier cet inconvénient il suffit de mettre quelques grains de riz à l’intérieur.

On sert les dames en premier, en commençant par la plus âgée et les hommes ensuite. On sert les vins et le potage par la droite et les autres mets par la gauche tandis que l’on desservira par la gauche.

Passons maintenant aux invités. Ni les coudes, ni les avant-bras ne reposent sur la table mais seulement les poignets. Se coiffer à table, se remettre du rouge à lèvres ou se poudrer le bout du nez est à proscrire absolument. Surtout on ne boit, ni ne parle la bouche pleine. Vous pensez que cela va sans le dire pourtant vous observerez dans de nombreux restaurants des gens qui transgressent cette règle sans façon. Personnellement je ne supporte pas ceux qui aspirent leur soupe, chuintent, lapent, clapent ou mastiquent en faisant du bruit.

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L’art d’offrir des cadeaux

paquet-cadeau

Le cadeau que l’on offre est le témoignage de multiples sentiments, amitié profonde et sincère, tendresse, amour filial, maternel ou amour passion. Il est le reflet de son donateur mais aussi le miroir dans lequel celui qui le reçoit se reconnaît, car celui qui donne efface ses goûts au profit de ceux de celui qu’il veut combler.

Le calendrier donne maintes occasions de faire des cadeaux. La tradition de Noël où les cadeaux ont pris le pas sur le côté biblique, celle des étrennes du Nouvel An un peu oubliée aujourd’hui mais c’est le coeur qui choisit les meilleures.

Le vrai présent ne connaît aucune arrière pensée et est exempt de toute idée de retour. Il ne s’apprécie pas à sa valeur marchande mais à son intention. D’ailleurs on ne laisse jamais l’étiquette du prix, pas plus qu’on ne mentionne celui ci. On sait très bien qu’un petit bouquet de fleurs cause parfois un plaisir plus intense qu’un bijou coûteux.

On n’offre jamais d’ustensile indispensable à la vie quotidienne mais un objet à mi-chemin entre le luxe et la nécessité. A moins d’être un artiste réputé qui fera le plus personnel des cadeaux en offrant l’une de ses oeuvres, il vaut mieux s’abstenir d’offrir un objet de sa fabrication. En revanche les artistes en herbe que sont les enfants toucheront en plein coeur en réalisant de leurs menottes un joli présent.

Faut-il que chaque cadeau soit une surprise ? C’est vrai que la surprise, quand elle est bonne, décuple la joie. Mais à une mauvaise surprise il faut préférer une idée de cadeau recueillie avec tact et délicatesse. Attention aussi si l’on offre des timbres à un philatéliste ou des outils à un bricoleur averti car il est facile de se tromper dans un domaine que l’on connaît mal.

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Savoir se comporter face à la maladie ou la mort

bouquet de fleurs

Nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre à l’une de ces situations et nous ne savons pas toujours comment nous comporter pour ne pas heurter la sensibilité des personnes. Les professionnels qui sont au contact des malades savent par expérience combien il est délicat de les apaiser, de leur remonter le moral et chasser leurs idées morbides.

Quand nous devons nous rendre au chevet d’un malade il faut également beaucoup de tact. Cela va sans le dire tellement c’est évident, mais ces visites doivent être courtes pour éviter toute fatigue. Il vaut mieux se renseigner sur l’état du patient pour choisir un petit présent.

Apporter des chocolats à quelqu’un qui vient d’être opéré n’est pas forcément une bonne idée. Les fleurs sont toujours appréciées à condition de ne pas dégager un parfum entêtant. Si on connaît le goût de la personne pour la lecture, un livre ou une revue peuvent convenir mais ne pas arriver avec un ouvrage trop imposant qui serait un véritable pensum.

Il faut parfois réfréner une certaine nervosité (je suis de ceux qui n’apprécient pas trop les hôpitaux), dissimuler son inquiétude et s’abstenir de commentaires sur la gravité de la maladie. Il faut prodiguer du réconfort et la meilleure preuve de compassion est souvent de proposer son aide pour régler des questions d’intendance par exemple.

Il faut aussi savoir écouter et comprendre que le malade n’a d’autres préoccupations dans l’instant que ses souffrances. Lui parler de nos problèmes ou de nos douleurs serait vraiment indécent.

C’est au cours des sombres journées qui entourent la mort que les amis manifesteront leur sympathie en rendant des services pour décharger les proches de certaines contraintes. Seuls les parents et amis très proches rendent des visites. Ces dernières doivent être courtes et ne pas donner lieu à des questions indiscrètes sur la fin du défunt. La tenue de circonstance n’est pas le noir mais une tenue neutre. Pas question de venir en bermuda même s’il fait chaud.
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Le bon usage du téléphone

téléphones

Le téléphone fait partie intégrante de notre vie familiale, amicale, sociale et professionnelle. Etablir une communication semble aller de soi et pourtant il y a des règles à respecter pour que nos coups de fil ne nous fassent pas passer pour des malappris, des gens sans éducation, sans gêne.
Que celui qui n’a jamais eu à déplorer une de ces sonneries intempestives totalement inopportunes lève la main !

Règle n° 1, qui prévaut dans toutes les situations, ne pas laisser le téléphone sonner plus de cinq fois. Au delà notre correspondant supposera que nous sommes absents. Cette règle vaut également pour l’appelant qui ne doit pas se montrer trop insistant non plus.

Règle n° 2 : se présenter est obligatoire même si l’on est chez soi pour ne pas générer de confusion. Si l’on veut parler à votre fille vous ne devez pas laisser planer de doute et laisser votre interlocuteur s’engager dans une conversation qui ne vous concerne pas. A proscrire absolument le jeu des devinettes, tu me reconnais ? Rien ne me tape plus sur les nerfs et cela me donne envie de raccrocher direct.

Règle n° 3 : c’est l’appelant qui normalement met fin à la conversation par une brève formule de salutation. A proscrire les à plus !

Règle n° 4 : sauf appel d’urgence, il ne faut pas téléphoner tard le soir ou dès potron minet, surtout le dimanche serais-je tentée de dire. Choisir le bon créneau horaire est un exercice difficile. Un copain de mon mari avait la fâcheuse habitude de l’appeler le soir où il y avait un match de foot à la télé et ce dernier que cela contrariait lui répondait par monosyllabe, la tête ailleurs (dans les buts certainement). Attention toutefois dans ce genre de situation à ne dire à voix couverte mais audible « c’est encore ce casse-pieds de Tartempion qui te demande ».
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Le savoir vivre, des pratiques surannées ?

Le livre d\'or du savoir vivre

Le savoir-vivre n’est il plus qu’un amas de contraintes dépassées ? Avant de répondre oui à l’emporte pièces et de jeter le bébé avec l’eau du bain, voyons un peu de quoi il retourne. La courtoisie, même si elle ne court plus les rues, est tout de même bien agréable convenez-en.

A toutes les époques et dans toutes les ethnies, la vie communautaire a imposé des règles. Les usages diffèrent d’un pays à l’autre et le simple salut ne passe pas toujours par une poignée de mains, le noir n’est pas forcément la couleur du deuil sous toutes les latitudes.

Notre savoir-vivre est un peu notre carte de visite. En manquer peut nous fermer bien des portes. Mais dieu merci on peut en apprendre aisément les règles de base sans tomber dans les excès de l’étiquette, après tout nous ne vivons pas à la cour d’Angleterre et le baisemain ne fait pas partie de notre quotidien. My god !

Aussi je vous propose au fil des billets de cette nouvelle rubrique de vous communiquer les règles essentielles qui vous seront utiles j’espère : comment se présenter ou présenter quelqu’un, comment user du téléphone, écrire à des interlocuteurs variés. L’art de la table, celui d’offrir, j’essayerai de ne rien oublier.

Loin de moi l’idée de donner des leçons de savoir-vivre, rassurez-vous.  Je pense avoir reçu les bases d’une bonne éducation, merci à mes chers parents. Je crois en avoir gardé quelques souvenirs et je m’en félicite quand je suis en société.
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