Tous les billets de La lorgnette sur Votre serviteur

Bonne année 2012

La lorgnette et sa rédactrice vous souhaitent à tous une bonne année 2012. J’espère qu’elle a démarré pour vous sous les meilleurs auspices, dans la convivialité et l’allégresse.

Aux moins chanceux qui ont débuté l’an neuf malades ou avec des soucis car malheureusement il y en a, je souhaite que ce mauvais passage soit vite oublié et qu’ils recouvrent la santé, bien précieux s’il en est, et que leurs problèmes se résolvent rapidement.

J’espère vous retrouver mes fidèles lecteurs et bien sûr en accueillir de nouveaux. J’attendrai toujours avec la même impatience vos commentaires et si vous avez des suggestions de nouvelles catégories d’articles je suis toute à votre écoute. Lire la suite…

Mes tableaux

Je vous avais promis pendant l’été de vous mettre les photos des tableaux réalisés avec la peinture au numéro. J’ai tenu parole et j’ai ajouté les photos des deux tableaux dans le billet intitulé comme il se doit « la peinture au numéro ».

Si votre curiosité est attisée rendez-vous sur ce billet pour admirer mes « oeuvres ». Pour mémoire ce post se trouve dans la catégorie Décoration.

Une pause s’impose

Chers lecteurs, fidèles ou de passage, il est temps pour moi de m’accorder une petite pause et de mettre le Mac au repos. Vous m’accorderez bien volontiers j’en suis sûre, ces deux petites semaines d’abandon qui vous permettront de plonger dans des billets précédents que vous n’avez peut-être pas lus.

Je ferai ma rentrée le 5 septembre comme les enfants et vous retrouverai avec plaisir pour lire les commentaires que vous aurez bien voulu laisser à mon attention.

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Les médailles d’honneur du travail

Je n’en reviens pas, au 1er janvier 2012 je pourrai solliciter la grande médaille d’or du travail ! Cette médaille honorifique  viendra récompenser 40 ans de bons et loyaux services au sein de quelques entreprises, notamment la dernière qui m’emploie depuis bientôt 38 ans.

Ainsi on démarre dans la vie active et la perspective de ces longues années de labeur, surtout maintenant où l’âge de la retraite recule, apparaît comme un chemin interminable à parcourir. Et voici qu’un beau jour on se retrouve au bout du parcours sans finalement avoir trouvé le chemin aussi long que cela. Certes il fut parfois semé d’embûches mais il y eu aussi de bons moments et c’est de ceux là seulement dont on se souvient.

J’en ai connu des jeunes embauchés comme moi qui déclaraient qu’ils ne feraient pas long feu dans l’entreprise, qu’elle n’était qu’un passage avant de pouvoir faire réellement le travail auquel ils aspiraient. Et pourtant ces collègues sont toujours là à mes côtés, moins fougueux et finalement plutôt contents d’avoir réussi à conserver leur emploi et d’avoir échappé au chômage.

Savez-vous que la médaille d’honneur du travail a été instituée en 1948 pour récompenser l’ancienneté et les services rendus à l’entreprise par le salarié ?La fidélité était considérée comme une vertu et il ne fallait pas avoir eu plus de trois employeurs. Cette dernière condition a été supprimée. Toutes les catégories d’employés ne peuvent y prétendre malgré la devise française « liberté, égalité, fraternité ». Quid de l’égalité ?

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L’heure de la reprise sonne !

Difficile à croire que mes 4 semaines de vacances soient déjà écoulées. En dépit d’une météo capricieuse, pas idéale en ce mois de juillet, je n’ai pas vu le temps passer.

Les deux premières semaines j’ai toujours l’impression qu’il y a longtemps que je suis partie de chez moi et c’est un peu comme si le temps suspendait son vol. Puis sur la seconde partie des vacances, c’est au contraire comme s’il s’accélérait et je me retrouve à décompter les derniers jours avec l’angoisse de la reprise.

Au lieu de profiter de ces derniers moments de liberté, je commence à angoisser et à repenser au boulot. Et oui lundi matin il va falloir se lever tôt, prendre les transports en commun, se coltiner la journée de travail et enchaîner par les courses, la cuisine… enfin le train train quotidien.

Très vite les vacances vont s’estomper et quelques jours après la reprise elles ne seront plus qu’un souvenir. Heureusement la nostalgie de celles-ci, elle aussi, va bien vite céder la place à l’optimisme. Je vais apprécier ce mois d’août où la vie s’écoule au ralenti. La ville désertée va être calme et j’aurai envie d’y flâner. Je ferai mes courses dans les supermarchés où l’affluence sera moins dense qu’à l’accoutumée et j’y consacrerai moins de temps.

Le midi, la pause déjeuner, se fera à l’extérieur. Ah le sandwich dégusté sur un banc n’aura pas la même saveur que lorsqu’il est avalé vite fait sur le coin du bureau ! J’essayerai de rentrer tôt pour profiter des rayons du soleil et pourquoi pas dîner sur la terrasse pour prolonger l’impression de vacances.

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Les lettres recommandées

Quand je reçois un avis de dépôt d’une lettre recommandée dans ma boite aux lettres je crains toujours le pire. C’est plus fort que moi cela me stresse jusqu’au moment où j’ai enfin le pli entre les mains.

Je suis pourtant bien placée pour savoir que dans la plupart des cas il s’agit simplement de la convocation à l’assemblée générale des copropriétaires de ma résidence mais à chaque fois c’est la même chose. Je redoute quelque chose de fâcheux. Forcément une lettre recommandée c’est du sérieux !

Alors je tire des plans sur la comète. Si c’était la notification d’une suppression de points sur mon permis de conduire suite à un contrôle radar, ou bien les impôts, que sais-je encore ? Pourtant je suis très prudente au volant, j’ai bien payé mes impôts dans les délais impartis… et c’est reparti pour un tour. Qu’est-ce que ça peut bien être ?

Dès le lendemain à l’ouverture du bureau de poste je suis sur le pied de guerre. Je tends mon papier au guichetier et j’attends fébrilement qu’il me présente la fameuse enveloppe. Sans attendre de quitter les lieux je lis avec avidité le nom de l’expéditeur et voilà, une fois de plus, je me suis mis la rate au court bouillon pour des péccadilles.

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Faut-il toujours dire ce que l’on pense ?

Vous connaissez tous, j’en suis sûre, des personnes qui sont fières de déclarer qu’elles disent toujours ce qu’elles pensent. Ce genre de déclaration me laisse perplexe.

Je considère la franchise comme une qualité et j’espère en être dotée. Je suis résolument pour la liberté d’expression et pour l‘affirmation de soi. Mais peut-on réellement dire toujours ce que l’on pense ? Il faut se montrer diplomate dans certaines circonstances, penser à ce que l’on dit aux autres pour ne pas les blesser.

C’est d’ailleurs l’un des fondements de l’éducation. Les enfants disent haut et fort ce qu’ils pensent. Ils expriment leur surprise en désignant par exemple une personne de petite taille ou de couleur et leurs parents leur apprennent à réprimer ces remarques.  Imaginez que les adultes se comportent de la même façon et aillent se planter devant une personne et lui asséner « tu es grosse ou t’es pas belle ». Quelle délicatesse, quel tact !

Il est bien de donner son opinion mais pas nécessairement sur un ton péremptoire. Il ne s’agit pas d’une vérité absolue et il faut aussi savoir écouter les autres. Avoir un esprit critique c’est bien mais encore faut-il savoir exprimer ses critiques sans agressivité. La critique doit être constructive. Dans les groupes de travail il y a toujours des personnes qui critiquent mais sans avoir de proposition alternative, ça avance à quoi ?

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Préparer le nouvel an

27 décembre, Noël vient à peine de s’achever et déjà il faut envisager un menu pour la St Sylvestre, penser à sa tenue de réveillon, à sa coiffure… Tout cela sent un peu le réchauffé mais pour moi cette année ce n’est pas à tout cela que je pense.

Je pense valises, maillots de bain, crèmes bronzantes… Mais oui souvenez vous, je vous avais parlé d’un projet de voyage. Envisagé pendant l’été cela semblait bien loin et une fois les billets d’avion réservés par internet sur Corsair Fly je n’y pensais quasiment plus. Mais dans une semaine aujourd’hui le rêve prendra corps.

Alors point de réveillon, tout juste un petit repas amélioré en tête à tête en regardant la télé et quand sonneront les douze coups de minuit nous passerons et recevrons quelques coups de fil et à dodo. Le samedi 1er janvier se passera à mettre la maison en ordre, à ranger le sapin et les décorations dans leur boite jusqu’à la fin de l’année, à laver et repasser, que du bonheur… Mais tout cela sera fait sans contrainte car c’est pour la bonne cause.

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Des projets pour la retraite

A l’heure où la réforme des retraites soulève des vagues de protestations, jetant les actifs, les retraités et même les lycéens dans la rue je ne vais pas traiter du projet du gouvernement. Mais ce sujet d’actualité m’amène à m’interroger sur ce que je ferai de ce temps libre.

Je pense que la mise à la retraite est un cap et que pour le franchir sereinement il faut se préparer et avoir des projets. En ce qui me concerne j’aimerais retrouver le chemin de l’école mais pas le système scolaire. Les universités du temps libre , ouvertes à tous sans condition de diplôme ou d’âge, m’attirent particulièrement.

Celle de Rennes, ma ville, propose un programme on ne peut plus varié et mélange joyeusement anglais, chinois, histoire et politique, lectures théâtrales, gymnastique douce, informatique, bridge, Scrabble  mais aussi des activités manuelles telles que plomberie, électricité, art floral… Alors vous voyez que nous sommes bien loin des universités traditionnelles et que celles ci sortent vraiment des sentiers battus. Elles ne sont pas réservées à une élite intellectuelle mais ouvertes à tous ceux qui ont envie d’apprendre dans quelque domaine que ce soit.

Les cours ne sont pas non plus ponctués d’examens. Ils sont axés sur les échanges et se déroulent dans une ambiance détendue. Ceux qui ont exercé une activité professionnelle plutôt intellectuelle ont parfois envie d’apprendre à faire des choses avec leurs mains et découvrent le plaisir et la fierté de réaliser de belles choses. C’est un bon moyen de réconcilier les intellos et les manuels que l’on oppose souvent comme si les deux étaient incompatibles.

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Le premier amour

Le premier amour reste enfoui au fond de notre coeur toute notre vie et on lui voue une tendresse particulière. J’ai connu ce premier émoi à 14 ans pour un garçon de 4 ans mon aîné.

Cet amour platonique a duré plus de 2 ans, jusqu’au jour où le bel Yves m’a plaquée pour une « vieille » de son âge. Balayés nos lettres romantiques, nos tendres baisers, nos fous rires et nos engueulades qui ne duraient jamais. Dans l’exaltation de mon adolescence je l’avais paré de toutes les qualités et le voilà qui chutait de son piédestal.

Pour moi il était le plus beau avec ses cheveux cuivrés, son profil fin et racé. J’étais admirative devant ce garçon qui étudiait à la fac de droit alors que j’étais encore lycéenne. Je l’aurais suivi au bout du monde, je lui faisais une confiance aveugle. Mes frères me faisaient enrager en se moquant de ce qu’ils considéraient comme une amourette. Ils ne savaient rien !

Je me souviens encore du chagrin immense, le premier de ma jeune existence, qui m’a tenue à l’écart de mes amis pendant près de deux ans, quasiment autant que la durée de notre histoire. Ce premier amour est une expérience inoubliable qui forge notre personnalité. Aucun des flirts qui a suivi avant de rencontrer celui à qui j’ai lié ma vie avec tous les sacrements, n’a ainsi marqué mon souvenir. Ils n’ont été que des feux follets.

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