Perdre un être cher

La perte d’un être cher vous atteint au plus profond de l’être sans que l’on puisse jamais s’y préparer même si l’issue est inéluctable. Il y aurait encore tant de choses à dire, tant de choses à faire. Quel que soit leur âge et le notre, le départ d’un père crée un vide immense que nul ne saura combler.
L’annonce est brutale et vous la recevez comme un uppercut puis commencent les préparatifs. Vous agissez comme un automate et tout semble irréel. Vous accomplissez les démarches au prix d’un effort de volonté qui vous épuise. Le chagrin vous assaille par vague, il est là tapi au fond de vous prêt à surgir pour vous ronger le coeur. A chacun de ses assauts vous serrez les dents mais vous savez que la lutte est inégale et qu’il va finir par vous vaincre.
Un long travail de deuil est à faire, chaque évènement, chaque fête réveillera les souvenirs et l’absence se fera plus cruelle dans ces moments là. Par expérience je sais que le temps et lui seul apaisera cette peine immense.
Je dédie ce billet à mon beau-père Joseph.
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Ce billet a été publié le 29 décembre 2008

















On ne fait jamais son deuil de personne si faire son deuil, c’est réaliser la mort de la personne et en tirer toutes les conséquences.
Il faudrait que toutes les paroles adressées à la personne morte disparaissent. Il faudrait que toutes les images mentales de la personne disparaissent. Il faudrait que toutes les paroles prononcées par la personne disparaissent.
Nous ne savons pas faire notre deuil. Les paroles, les images reviennent et reviennent comme des traces toujours vivantes. Cette formule souvent employée en psychologie est trompeuse ou creuse.