Quand les parents vieillissent

Qu’il est difficile d’accepter les marques du temps qui passe sur nos parents. On se refuse à les voir et on s’obstine à croire qu’ils sont comme ils l’ont toujours été à nos yeux, forts et protecteurs. Et puis un jour la maladie les frappe, les affaiblit et il faut bien se rendre à l’évidence. Leurs forces déclinent, ils ne peuvent plus faire face aux charges du quotidien, assumer les tâches courantes.
C’est une révélation, un choc immense et beaucoup de remords. Comment avons-nous pu ignorer leurs difficultés, leurs défaillances ? Ils ont comme toujours cherché à nous épargner en nous cachant leur désarroi.
Et puis ils avaient sûrement peur d’avouer leur impuissance physique et mentale à gérer leur affaires de crainte d’être arrachés à leur maison pour rejoindre la fameuse maison de retraite tant redoutée.
Comment pallier cette perte d’autonomie quand on travaille, que les kilomètres nous séparent ? Commence alors un vrai parcours du combattant pour surmonter une à une toutes les embûches : portage de repas à domicile qu’on espère qu’il ou elle acceptera de manger, soins d’hygiène auxquels il faut se résigner, aide ménagère, procuration pour effectuer en leur nom et place toutes les démarches…
Encore faut-il que tous les membres de la fratrie s’accordent sur ce qu’il convient de faire et c’est loin d’être gagné.
Déjà il faut envisager l’étape suivante, quand les aides à domicile ne seront plus suffisantes et c’est un crève-coeur. Lancer les inscriptions auprès des maisons de retraite, ce mot honni qui évoque l’ultime demeure terrestre, en s’effrayant à l’avance de l’annoncer à notre parent.
Elle est belle et bien révolue l’époque bénie où nous pensions nos parents invincibles. C’est à notre tour de les prendre en charge, de les protéger. Les aiguilles de l’horloge du temps ont tourné si vite sans que l’on s’en rende compte.
A voir également dans le même style :
Ce billet a été publié le 23 janvier 2009

















Pas facile de vieillir…