Rennes à la une des journaux

Place Ste Anne à Rennes

Place Ste Anne à Rennes

Avec un titre pareil on pourrait d’emblée penser que je suis fière de ma ville. Hélas, si Rennes fait la une des journaux ce n’est pas pour des motifs dont il y a lieu de se réjouir.

Agressions, meurtres, drogue et dealers constituent malheureusement l’actualité de la capitale Bretonne. En quelques années la ville qui paradait en haut du classement des villes de France pour la qualité de la vie qu’elle offrait à ses résidents a plongé au coeur de l’insécurité.

Plusieurs endroits du centre ville sont devenus dangereux et à éviter la nuit. Dans la journée tout semble calme même si l’on côtoie comme partout des SDF avec leur meute de chiens, mais à la faveur de la nuit la cité se transforme en zone de non droit. L’honnête citoyen n’a plus qu’à se cloîtrer chez lui s’il ne veut pas faire de mauvaises rencontres.

Je me révolte contre cet état de fait. Je voudrais pouvoir sortir le soir, aller au cinéma et rentrer tranquillement à pied sans avoir l’angoisse au ventre.

Déjà tous les jeudis soir les fêtards envahissent les rues, s’alcoolisent, se droguent et n’ont qu’un but en découdre avec les forces de police. Quel beau programme ! C’est un rituel. Tous les prétextes sont bons : un concert, la fête de la musique et tout autre rassemblement tourne systématiquement à l’échauffourée.

Les « jeunes » expression fourre-tout qui me met hors de moi crient à l’agression policière, à la répression sauvage et aveugle. Qu’en est-il exactement ? Je n’en sais rien car je n’ose plus mettre le nez dehors passée une certaine heure.

L’incendie d’un immeuble déclenché par des individus abreuvés d’alcool a fait plusieurs victimes. Voilà la terrible nouvelle qui a endeuillé la ville en 2007.

Il faudra combien de morts pour que les élus prennent le problème à bras le corps ? Rendez-nous notre bonne ville de Rennes et notre tranquillité.

Il n’est pas non plus d’année universitaire sans que Rennes II fasse la une de la presse. Blocage des facultés, pillage, sabotage et dégâts en tout genre, il semblerait que les étudiants Rennais constituent le noyau dur de la rébellion.

Je souhaite comme tant d’autres retrouver une ville calme, agréable où il fait bon vivre. Il va falloir agir Monsieur le maire pour le bien-être des citoyens. Je sais que la tâche est ardue et qu’il faut agir en premier sur les causes, qu’il ne faut pas se contenter de déplacer le problème puisque le bruit court que les voyous qui hantent la ville sont issus des banlieues parisiennes.

A voir également dans le même style :

Ce billet a été publié le 18 septembre 2009

4 avis sur “Rennes à la une des journaux”

  1. arnaud le 18 septembre 2009 à 07:04

    Quel manque de tolérance !!! pour une poignée de jeunes qui mettent le bazar tu loges et mets tout le monde à la même enseigne, c’est vraiment scandaleux ce genre de comportement extrémiste de français qui ne croit qu’en la répression sans chercher à comprendre d’où provient le malaise, certes l’insécurité n’est pas drôle mais lire des posts comme celui ci l’est encore moins. Je suis vraiment déçu d’avoir eu à lire ce genre d’article sur ce blog que j’aimais bien. Je ne reviendrai plus après une telle démonstration d’intolérance et d’extrémisme.

  2. corinne le 18 septembre 2009 à 07:25

    Et bien moi, Arnaud, je soutiens à fond Brigitte. Ce n’est pas un manque de tolérance que de faire ce bien triste constat, parce que c’est la réalité des choses à Rennes depuis des années.
    Les rares fois où je dois aller à un concert à Rennes, j’ai peur de rentrer, c’est vrai. Il y a toutes les semaines des agressions sur des gens ordinaires, une des dernières en date, sur une femme enceinte.
    Et avouez, Arnaud, que les journaux ne relatent jamais une agression sur un jeune par un cinquantenaire, les agresseurs ont toujours moins de 30 ans. Bizarre!
    Alors oui, Rennes n’est pas une ville où il fait bon vivre le soir et encore moins la nuit. Et heureusement que je n’habite pas le centre, je plains de tout mon coeur ceux qui y logent et qui paient des impôts monstrueux pour voir leur centre-ville et leur rue saccagés tous les matins.
    Bravo Brigitte pour votre sincèrité et votre hardiesse à décrire ce qui est vrai.

  3. Brigitte le 18 septembre 2009 à 07:34

    Arnaud vous prônez la tolérance mais permettez moi de remarquer que vous n’en montrez guère, à mon égard tout du moins. Si vous relisez attentivement mon article vous verrez que justement je dis que l’expression « jeunes » est un fourre-tout et qu’il ne faut donc pas mettre tout le monde dans le même sac. D’ailleurs j’emploie souvent le conditionnel pour relater les faits.
    Mais comment admettre que des meurtres soient commis sans broncher, au nom de quelle liberté ?
    Habitez-vous Rennes ou sa région pour juger de la véracité de ce que je décris ?
    Désolée de vous avoir heurté mais ce blog est un lieu d’échange où chacun peut s’exprimer et est libre de venir ou pas.

  4. corinne le 18 septembre 2009 à 07:51

    Oui, Brigitte, c’est vrai qu’il faut habiter Rennes pour le croire.
    Un jour j’en parlais à quelqu’un qui habite Avignon, et il m’a réellement traitée de menteuse, et que Rennes n’était pas pire que les autres villes, et que le jeudi soir, on peut se promener sans problème à Rennes.
    La différence est qu’il habite au milieu des vignes à plusieurs kilomètres d’Avignon. Il ne faut pas juger si on n’habite pas Rennes. Le centre-ville de Rennes est bien devenu une zone de non-droit la nuit.

Ecrire un commentaire