Savoir se comporter face à la maladie ou la mort

bouquet de fleurs

Nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre à l’une de ces situations et nous ne savons pas toujours comment nous comporter pour ne pas heurter la sensibilité des personnes. Les professionnels qui sont au contact des malades savent par expérience combien il est délicat de les apaiser, de leur remonter le moral et chasser leurs idées morbides.

Quand nous devons nous rendre au chevet d’un malade il faut également beaucoup de tact. Cela va sans le dire tellement c’est évident, mais ces visites doivent être courtes pour éviter toute fatigue. Il vaut mieux se renseigner sur l’état du patient pour choisir un petit présent.

Apporter des chocolats à quelqu’un qui vient d’être opéré n’est pas forcément une bonne idée. Les fleurs sont toujours appréciées à condition de ne pas dégager un parfum entêtant. Si on connaît le goût de la personne pour la lecture, un livre ou une revue peuvent convenir mais ne pas arriver avec un ouvrage trop imposant qui serait un véritable pensum.

Il faut parfois réfréner une certaine nervosité (je suis de ceux qui n’apprécient pas trop les hôpitaux), dissimuler son inquiétude et s’abstenir de commentaires sur la gravité de la maladie. Il faut prodiguer du réconfort et la meilleure preuve de compassion est souvent de proposer son aide pour régler des questions d’intendance par exemple.

Il faut aussi savoir écouter et comprendre que le malade n’a d’autres préoccupations dans l’instant que ses souffrances. Lui parler de nos problèmes ou de nos douleurs serait vraiment indécent.

C’est au cours des sombres journées qui entourent la mort que les amis manifesteront leur sympathie en rendant des services pour décharger les proches de certaines contraintes. Seuls les parents et amis très proches rendent des visites. Ces dernières doivent être courtes et ne pas donner lieu à des questions indiscrètes sur la fin du défunt. La tenue de circonstance n’est pas le noir mais une tenue neutre. Pas question de venir en bermuda même s’il fait chaud.

Les volontés exprimées par la famille doivent être respectées. Si l’avis d’obsèques mentionne que l’enterrement se déroulera dans la plus stricte intimité, seuls la famille et les amis très proches y assisteront. Le deuil vestimentaire ne revêt plus la même importance de nos jours. Autrefois pendant le deuil qui durait six mois les parents du défunt portait exclusivement du noir, venait ensuite le demi-deuil qui durait entre trois et six mois.

Ces situations de la vie courante exigent du savoir-vivre et les impairs sont impardonnables. Les règles relèvent souvent du bon sens. Ainsi et tout naturellement on adopte une attitude discrète au cimetière.

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Ce billet a été publié le 18 mai 2009

1 avis sur “Savoir se comporter face à la maladie ou la mort”

  1. aiwena le 11 octobre 2009 à 12:33

    Bonjour,

    C’est dans ce texte que j’ai puisé la force de continuer à vivre, pour mes proches, enfants famille.
    Mourir jeune est si injuste et terrible.
    On s’interroge, on évite les regards des autres, ont-ils pitié ?
    Et pourtant, les amis et collèguent sont là, présents.
    Quelle soufrance quand vous vous apercevez que votre direction ne prend même pas la peine de s’interroger sur votre état, alors que vos efforts sont quotidiens.
    Ne pas paraitre faible, alors vous faites belle figure, mais la souffrance de non reconnaissance est présente à tout jamais

    Aiwena

    Celui qui est parti.

     » Ne le cherchez pas en arrière, ni ici, ni là, ni dans les vestiges matériels qui vous sont naturellement chers.

    Il n’est plus là, il ne vous attend plus là. C’est en avant qu’il faut le chercher, dans la construction de votre vie renouvelée…

    Soyez lui fidèle là, et non point dans une sentimentalité rétrospective avec laquelle il faut avoir le courage de briser.

    Sa véritable trace n’est pas dans certaines manifestations de son activité.
    Leur disparition même si douloureuse qu’elle puisse vous paraître, doit vous libérer, non vous déprimer

    Non pas oublier, mais chercher en avant. Malgré tout ce que vous pouvez sentir ou croire, reconnaître avec évidence que votre vie doit se poursuivre.
    Je suis persuadé qu’elle commence. Décidez vous seulement à ne plus vivre dans le passé ce qui ne veut pas dire que vous oubliez celui ci, mais seulement que votre manière, la vraie, de lui être fidèle doit consister à construire en avant, c’est à dire à être digne de lui.

    Ne vous isolez donc pas. Ne vous repliez donc pas au fond de vous-mêmes.
    Mais voyez le plus possible vos amis. Donnez-vous. C’est ce don qui vous libérera et vous épanouira.
    Je voudrais que vous trouviez nombre de gens et
    de choses auxquels noblement vous donner.  »

    Teilhard de Chardin.

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