L’art d’offrir des cadeaux

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Le cadeau que l’on offre est le témoignage de multiples sentiments, amitié profonde et sincère, tendresse, amour filial, maternel ou amour passion. Il est le reflet de son donateur mais aussi le miroir dans lequel celui qui le reçoit se reconnaît, car celui qui donne efface ses goûts au profit de ceux de celui qu’il veut combler.

Le calendrier donne maintes occasions de faire des cadeaux. La tradition de Noël où les cadeaux ont pris le pas sur le côté biblique, celle des étrennes du Nouvel An un peu oubliée aujourd’hui mais c’est le coeur qui choisit les meilleures.

Le vrai présent ne connaît aucune arrière pensée et est exempt de toute idée de retour. Il ne s’apprécie pas à sa valeur marchande mais à son intention. D’ailleurs on ne laisse jamais l’étiquette du prix, pas plus qu’on ne mentionne celui ci. On sait très bien qu’un petit bouquet de fleurs cause parfois un plaisir plus intense qu’un bijou coûteux.

On n’offre jamais d’ustensile indispensable à la vie quotidienne mais un objet à mi-chemin entre le luxe et la nécessité. A moins d’être un artiste réputé qui fera le plus personnel des cadeaux en offrant l’une de ses oeuvres, il vaut mieux s’abstenir d’offrir un objet de sa fabrication. En revanche les artistes en herbe que sont les enfants toucheront en plein coeur en réalisant de leurs menottes un joli présent.

Faut-il que chaque cadeau soit une surprise ? C’est vrai que la surprise, quand elle est bonne, décuple la joie. Mais à une mauvaise surprise il faut préférer une idée de cadeau recueillie avec tact et délicatesse. Attention aussi si l’on offre des timbres à un philatéliste ou des outils à un bricoleur averti car il est facile de se tromper dans un domaine que l’on connaît mal.

Et surtout à Noël, pensez aux malheureux parents dont les tympans devront endurer les roulements du tambour que vous aurez offert à leur progéniture. Je me souviens d’un soir de réveillon où ma nièce nous a cassé les oreilles avec un aspirateur qui faisait un bruit du tonnerre. Nous avons tous en secret espéré que les piles finiraient par lâcher avant la fin du repas.

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Ce billet a été publié le 25 décembre 2009

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