Le camping d’hier et d’aujourd’hui

Quand on évoque le camping un petit sourire est esquissé en référence au film éponyme de Frank Dubosc. Le camping de Patrick Chirac est à mi-chemin entre le camping de grand papa et le mien.
Le camping version papy et mamie (ils étaient jeunots à l’époque) était du genre rustique.
Une guitoune (même pas de double toit, beurk) plantée au milieu d’un champ. Une brassée de fougères en guise de matelas (follement romantique mais pas top confort) et le campeur enroulé dans sa couverture, vous savez celles que nous utilisons pour les déménagements, peut ronfler à qui mieux mieux.
Pour la petite toilette pas de problème, on se lave en famille, en rang d’oignons. Génial pour sympathiser et se faire des potes. Pour la toilette approfondie je n’ai pas la solution, sorry.
Côté cuisine, quelques cailloux, des brindilles et le tour est joué enfin si le feu veut bien démarrer. De vrais petits indiens sauf que c’est toujours la squaw qui s’y colle. Tiens on dirait que c’est une constante.
21è siècle oblige, le camping a fait peau neuve. Out le camping des Flots Bleus. Rebaptisé « résidence de plein air », il faut montrer patte blanche à l’entrée sans mauvais jeux de mots.
Comme le gros rouge il a ses étoiles (parfois aussi ses stars), sa piscine à toboggans, ses animateurs façon Club Med. Et en avant l’élection de miss camping !
Exit les sanitaires style caserne, les cabines individuelles tout confort les ont avantageusement remplacés.
On y trouve tous les services : machines à laver, tables à repasser très pratiques pour les strings et autres bermudas tout coton, épicerie, bar, plats préparés…
Du coup l’addition a pris un sérieux petit coup de gonflette forcément.
Alors on voit réapparaître des campings sauvages qui ne sont pas sans rappeler ceux d’autrefois. Grand rassemblement familial, genre smala, où le système D règne en maître. Pas d’eau courante, pas de panique on remplit des bidons et comble du luxe on profite de la cabine de douche solaire. De vrais Robinson Crusoë.
Côte p’tit coin, un abri de toile un peu à l’écart pour la discrétion.

Finalement ce qui compte c’est l’évasion mais en ce qui me concerne les vacances façon Bidochon, sauve qui peut. Alors j’ai adopté le camping **** en mobil-home. Et vous ?
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Ce billet a été publié le 9 juin 2008
















