Dites le avec des fleurs

Le moindre bouquet de fleurs de pissenlits, aux tiges écourtées, offert par un enfant se transforme en somptueux présent par la magie de l’amour. On fond de tendresse en recevant ces grandes marguerites tendues avec un large sourire et on oublie l’odeur nauséabonde qu’elles vont dégager.
Les fleurs nous accompagnent tout au long de notre vie de la naissance à la mort. Il y en a pour toutes les circonstances. C’est un cadeau toujours apprécié qui apporte une touche de gaité et de romantisme à notre intérieur.

A mon travail il est d’usage de faire livrer des fleurs aux collègues hospitalisées. J’ai pu constater combien celles que j’ai reçues dans ces occasions m’ont apporté du réconfort. Elles étaient le témoignage de l’amitié que l’on me portait et cela me réchauffait le coeur.
J’admire le travail des fleuristes qui déploient des trésors d’imagination pour composer des bouquets très originaux. L’importation de fleurs exotiques, l’introduction de fruits dans les compositions ont totalement renouvelé l’art floral.

Autrefois on parlait du langage des fleurs. Je pense que cette tradition s’est un peu perdue mais je me souviens de quelques significations que je vous livre ci-après :
Eglantine : les jours heureux passent trop vite. C’est tellement vrai et c’est dans les mauvais moments que l’on en prend conscience.
Rose jaune : vous êtes volage. Dire que ce sont mes préférées, pourtant je suis fidèle en amour comme en amitié.
Un bouquet de 12 roses rouges équivaut à une demande en mariage. J’en ai reçu plusieurs au cours de ma vie mais je suis toujours mariée avec le même et je ne le regrette pas.
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Ce billet a été publié le 2 juin 2008

















Que ce billet fleure bon !
Me sentant d’âme bucolique,
Je m’étends ici pour effeuiller la marguerite,
Et cueillir en un seul bouquet,
Quelques pensées suscitées par :
« Savoir donner et recevoir »
Ainsi que le présent « dites le avec des fleurs ».
J’aime…
Un peu (sous-entendu, « j’adore pas çà » comme le disent parfois nos petits cueilleurs de pissenlits) :
- les cadeaux sans âme offerts par-dessus la jambe, parce que c’est l’usage ou le moment commercial.
-le cadeau systématique !
-tous ces fameux chèques cadeaux qui rompent le charme du geste. C’est un peu comme une rupture de dialogue, un manque d’échange, manque de confiance aussi de part et d’autre. Si la priorité est de faire plaisir, ne pouvons nous pas nous en donner les moyens affectifs et émotionnels plutôt que financiers ? Et après tout, si nous ne savons pas quoi offrir, pourquoi ne pas s’abstenir ?
Beaucoup :
-faire les boutiques ou autres, et spontanément en dehors de toute contrainte calendaire, offrir un objet convoité par et à la personne qui m’accompagne (palliant ainsi à tout ce que j’ai écrit ci-dessus).
-envoyer ne serait-ce qu’une carte postale mais qui sera totalement choisie,rédigée et pensée pour une seule et unique personne.
-être en éveil, être à l’écoute… et prête à l’affût de l’objet « tip-top » qui ravira un être cher, au moment venu.
- recevoir toute marque de sympathie.
Passionnément :
- avoir taper dans le mille évidemment
- être surprise voire émue.
- recevoir des fleurs sans aucune raison. (mais je n’aime pas les perdre ! je les prends en photo et les garde séchées)
- m’apercevoir qu’on me connaît bien.
- un cadeau que l’on a confectionné avec amour et à mon attention (objet divers, poème, morceau de musique, sketch…)
A la folie :
- qu’on m’aime, qu’on m’aime et qu’on m’aime encore et qu’on me le montre !!! (mais pas qu’on me le prouve, nuance)
- gâter et être gâtée sans jamais que l’on ne se gâte.
Pas du tout :
-les cadeaux convenus, hypocrites, superficiels.
-les cadeaux empoisonnés !
-les cadeaux intéressés.
-les gens qui ne savent plus rien apprécier, les blasés…
Je n’ai plus de pétales, je jette en l’air les étamines et je compte celles qui restent sur le dessus de ma main pour savoir combien j’aurai d’enfants quand je serai grande !
Un ou deux ou trois… voici les plus beaux cadeaux, et leur Papa pour toute ma vie, la cerise sur le gâteau de l’existence.
PS : j’aime beaucoup aussi me plonger dans les réflexions aléatoires occasionnées par ce blog.
« Plusieurs fois douze roses rouges offertes » hummmm hummmm ! et bé ! Félicitations pour la fidélité dont je suis moi aussi adepte.(mais moi, je n’ai pas eu les douze roses rouges, donc pas de mérite !)
et puis malgré tout ce que j’ai écrit, ce passage de « savoir donner et recevoir » m’a fait beaucoup rire :
Qui ne s’est retrouvé avec entre les mains un objet dont il se demande où il va bien pouvoir le loger ? Dans ces circonstances il faut être bon comédien pour remercier chaleureusement celui qui vous a offert cette horreur. Alors vous en rajoutez des tonnes : il ne fallait pas (là vous êtes sincère), c’est vraiment magnifique (faut pas pousser quand même), ça doit coûter une fortune(espérons que non, ce serait trop con).