Les catalogues de VPC

Ils arrivent dans ma boite aux lettres deux fois par an, je ne parle pas des petits qui annoncent les promos, mais des bons gros catalogues de plusieurs centaines de pages. Dès que je les reçois je les feuillète, page après page, armée de mon stylo. Et je coche, et je coche tout ce qui me tente sans la moindre restriction.
Mon mari rigole quand il me voit mettre des petites croix partout, on dirait une gosse à Noël avec les catalogues de jouets. Il ne s’affole pas pour l’addition car il sait que je finirai par ranger le catalogue dans un placard sans avoir acheté quoi que ce soit. La plupart du temps j’attends les offres promotionnelles qui ne tardent pas à venir. Le problème c’est que l’article est effectivement moins cher mais qu’il n’est pas toujours disponible. C’est la mésaventure que j’ai connue dernièrement.
En septembre je passe commande pour une très jolie tunique rouge auprès d’une grande enseigne de Roubaix. Mon chèque est débité quasiment aussitôt mais je reçois un courrier un peu plus tard m’annonçant que l’article est en rupture de stock et qu’il faudra attendre plusieurs semaines. Je décide de patienter car le vêtement me plait vraiment et puis je l’ai acheté pour l’automne hiver alors il n’y a pas le feu au lac.
Le temps passe, semaines après semaines et comme soeur Anne je ne vois rien venir. Je décide, puisque j’habite à côté, de me rendre à la boutique pour demander des nouvelles de ma commande. Je prends mon ticket comme à la boucherie du supermarché, je poireaute comme il se doit car il y a toujours une longue file d’attente et enfin on affiche mon numéro. L’hôtesse consulte son micro et m’indique qu’aucune date ne peut m’être communiquée mais qu’elle note mon passage pour que je sois livrée en priorité dès que le stock aura été reconstitué.
Octobre, novembre et décembre se passent et toujours pas de livraison. Finalement fin décembre un courrier m’annonce qu’il faut renoncer à la belle tunique rouge et un chèque est joint. Quelle déception ! Heureusement il me restait les soldes pour prendre ma revanche. C’est décidé je ne passerai plus de commande par courrier mais je tenterai l’aventure sur Internet car au moins je serai tout de suite fixée sur la disponibilité des articles proposés.
Ceci dit quelqu’un peut-il me dire pourquoi on nous envoie des catalogues avec des choses qui n’existent pas ? Comme argument de vente c’est plutôt moyen vous ne trouvez pas ?
A voir également dans le même style :
Ce billet a été publié le 8 février 2008
















