Vivre en bon voisinage
Les voisins à la fois si familiers et pourtant tellement étrangers. On les côtoie au quotidien, on les croise devant les boites aux lettres, on les salue avec un sourire ou bien d’un simple signe de tête et il arrive parfois qu’on les subisse.
Depuis 1999 ils ont même leur fête à l’initiative de Atanase Périgan. Inventeur du concept, il le définit comme une opportunité « de se donner, le temps d’une soirée, l’occasion d’aller à la rencontre de nos voisins ».
Alors avant d’en arriver là, quand nous n’avons qu’une envie, après une journée de travail stressante, c’est de refermer la porte de notre logement pour enfin lâcher prise, il y a du chemin à parcourir.
D’abord qu’est-ce que nous connaissons de nos voisins ? Le bruit des talons aiguilles de la blonde du 1er, celui des billes qui roulent sur le carrelage dès qu’elle ramène son petit dernier de l’école.
Que dire, sinon que le camping car de l’insupportable individu d’en face qui stationne pendant des semaines devant nos fenêtres nous fait enrager. Nous sommes vite excédés, au bord de la rupture et loin d’envisager que les relations de voisinage peuvent être source de convivialité, voire de sécurité et de solidarité.
La première des choses à faire consiste à essayer de comprendre que dans notre monde où l’individualisme fait loi, nous n’avons pas tous le même mode de vie ni le même rythme. Autrefois les vies étaient plus « normalisées » et on faisait tous à peu près la même chose au même moment.
Il faut aussi penser, je sais que c’est difficile, que ce qui est vécu par l’un comme du sans-gêne semble tout ce qu’il y a de plus normal pour l’autre (éducation, coutumes différentes). Et puis le gêneur n’a pas forcément conscience qu’il est une source de dérangement donc il ne le fait pas exprès.
Si l’on ne connaît pas le voisin, comment savoir qu’il travaille la nuit et que la musique que l’on écoute en toute légitimité le jour l’empêche de dormir.
Il est quelques sages conseils à essayer de mettre en pratique pour parvenir à une entente cordiale dans l’intérêt partagé :
- Ne pas accabler le perturbateur de reproches mais lui faire comprendre qu’il n’a peut-être pas conscience de la gêne qu’il occasionne. Choisir ses mots et rejeter toute forme d’agressivité.
- Etre ferme et poli pour faire face à ce voisin envahissant ou trop bavard qui vous tient la jambe pendant dix minutes devant l’ascenceur.
- Garder une attitude ouverte et éviter les propos trop catégoriques.
- Conserver le sens de l’humour et prendre le curieux impénitent à son propre piège. L’inviter à boire un verre en lui précisant que ce sera une occasion de poser toutes les questions qu’il veut. Démasqué il risque de piquer son fard et d’en finir avec son inquisition.
Et si vous parvenez à établir des relations cordiales avec votre entourage vous ne pourrez que vous en réjouir. Sans tomber dans la familiarité, vous vous sentirez sécurisé de ne plus être seul, anonyme, sans personne sur qui compter en cas de pépin. Le tout est une question de mesure.
PS : j’ai la chance de ne subir aucun des désagréments évoqués mais je regrette une absence quasi totale de relations avec mes voisins. Je les croise si rarement que je les connais seulement de vue.
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Ce billet a été publié le 25 septembre 2009


















Bonjour Brigitte,
J’ai la chance de vivre dans un endroit où nous nous entendons merveilleusement bien. Et il y a beaucoup d’entraide.
J’y ai été joliment accueillie lors de mon arrivée. Tout cela concours à ce que l’ambiance soit très amicale, tout en maintenant un respect très strict de la vie des autres :
pas question de se faire des après midis thés ou soirées l’un chez l’autre. Chacun chez soi malgré tout, pourtant lorsque j’ai eu des soucis de santé, mes voisin(e)s ont été très présent(e)s. Et inversement lorsque l’un d’eux à besoin qu’on l’aide.
Je suis bien dans cet immeuble.
C’est également ainsi que je vois le voisinage. Vivre en harmonie, en respectant la vie privée, une présence discrète non dénuée de solidarité.